Réalisations,  Vêtements

P’tites culottes et Boxers…

Parce qu’il en faut bien !

Des culottes…

C’était un de mes défis persos de l’été : les culottes… J’avais à ma disposition plusieurs patrons : le modèle Azur (Vanessa Salaun), le modèle Paola (Petit Patron), le modèle Léonie (Atelier de Guillemette) et le modèle La Girly (Éditions Mango). Tous les quatre glanés en gratuit au fil du temps (Azur est toujours gratuit, mais pas les trois autres). Le dernier, La Girly, ne correspond pas du tout à ce que je porte. Léonie me semblait un peu compliqué, l’empiècement dentelle ne m’allait pas (#team100%coton) et la forme me semblait un peu trop basse, mais j’y viendrais peut-être, il y a une version toute simple . Il restait donc les culottes Azur et Paola.

On ne va pas se mentir, je n’avais pas vraiment lu / entendu / vu de bonnes critiques sur les explications de la culotte Paola… En revanche, j’ai toujours été satisfaite des patronages de Petit Patron. Bref, tout ça pour dire que je suis partie sur la culotte Azur pour mon premier test, car les explications de Vanessa sont toujours top et sont surtout toujours en vidéo en plus du cahier technique.

Culottes Paola et Azur
Azur – Vanessa Salaun – en haut à droite (unicolore)
et Paola – Petit Patron – (les trois autres, bicolores).

… et des boxers

Alors, ceux-là, ils ne sont pas pour moi.

C’est plutôt suite mon cri d’horreur, perçu à travers toute la maison, quand j’ai plié une des lessives de mon grand. Bon, OK, j’exagère un poil. Un tantinet. Mais presque pas… Disons qu’un certain nombre de ses boxers commençaient à être transparents d’usure 🤪. J’ai donc proposé de tenter d’en faire, au moins un pour essayer. Et tant qu’à faire, j’ai fait la même proposition à ma deuxième.

Là, je n’ai pas vraiment tergiversé. Des boxers femme, je n’en ai pas trouvé à la pelle. En gros, j’ai trouvé le modèle Alain (Atelier de Guillemette). Et quitte à acheter chez elle, j’ai aussi pris son boxer masculin, le modèle Jacques.

Vous n’aurez pas le modèle Jacques, j’ai oublié de prendre des photos et les boxers sont désormais trop loin pour que je les rattrape… Voici donc seulement le modèle féminin Alain (mais les deux séries ont été cousus strictement avec le même tissu, le même élastique à boxer et le même fil) :

Boxer Alain
Boxer féminin Alain (Atelier de Guillemette)

Revenons aux culottes

La culotte Azur, Vanessa Salaun

Finalement, il n’y a qu’une seule version de Azur. Dès l’essayage, j’ai senti que le modèle ne serait pas « le » modèle. C’est un bon modèle ! Très bien coupé, supers explications, vidéo un poil rapide mais très précise. Juste que j’ai bien senti que ce n’était pas super confort sur moi. Plus précisément, je sentais la culotte trop échancrée sur l’arrondi des fesses et ce n’était pas confortable.

Et la série des culottes Paola, Petit Patron

Après ce premier test, je suis donc partie sur Paola. Maintenant que je savais où j’allais et que je savais comment monter une culotte, je pouvais changer de patronage sans souci. Je n’ai même pas ouvert le cahier technique et j’ai suivi strictement les instructions de Vanessa. En particulier pour le montage en fourreau du gousset, ce que Petit Patron ne propose pas, donnant une bien vilaine finition. Et quitte à me lancer sur Paola, je suis allée fouillée dans mes chutes pour déterrer une petite chute de mon teeshirt Badiane rouge pour faire les empiècements côté.

Dès que je l’ai enfilée, j’ai su que c’était bon. Exactement la coupe que je cherche ! Rien à redire sur le confort et la coupe, en tout cas pour moi (soyons clair, pour moi ; les autres… chacune verra). Je me sens confortable dedans. Et alors, pourtant je n’y croyais pas, mais je suis tombée fan de l’empiècement couleur des côtés, moi qui suis depuis des années “Team uniquement culottes blanches” ! Va pour Paola donc !

Des heures de cogitage sur un ajustement

J’ai pourtant mis ensuite des heures (sans mentir) à affiner le patron. Pourquoi ? Je viens de dire que la coupe était nickel comme ça ! Et bien pour un détail. Ce même détail qui me chiffonne depuis des années y compris sur les culottes du commerce : le gousset. Et plus précisément la taille du gousset.

Sur moi, l’emplacement du gousset des culottes du commerce n’a jamais été bon : trop en arrière et pas assez en avant. Soyons cash, comme on parle de petite culotte, le gousset ne sert pas qu’à renfermer les coutures. Il sert aussi à doubler le fond de culotte… parce qu’on a toutes de petites pertes. Alors, sur Paola, j’ai enfin trouvé un gousset placé exactement où il fallait sur l’arrière, mais trop petit sur l’avant (plus petit que pour les culottes du commerce).

J’ai donc pris mon crayon, ma règle et mes ciseaux et je me suis lancée à recréer un gousset, en l’allongeant sur le devant (et donc en diminuant le devant de culotte). J’en ai profité pour régler un petit souci de patronage (en tout cas moi j’ai trouvé que c’était une erreur) : la largeur du gousset arrière n’était pas tout à fait identique à la largeur de la couture du dos. Peut-être que c’est fait exprès, mais moi ça m’a gêné pour le montage. Donc j’en ai profité pour redessiner un peu l’arrière.

Bref, des heures juste pour un gousset ? Oui, je suis vraiment une quiche, et il m’a fallu au moins 3 essais de dessin avant de comprendre qu’une courbe convexe sur le gousset demande une courbe concave sur la couture devant. Et qu’il faut que ces deux lignes de couture soit de la même longueur alors qu’elles n’ont pas du tout la même courbure.

Une fois que ça a enfin collé, j’ai cousu une culotte avec ce nouveau gousset. Pour me rendre compte que pour le coup, il était tout de même trop grand, il montait trop haut sur le devant. J’ai donc encore redessiné une nouvelle fois un gousset (et donc son pendant, le devant de culotte) en ciblant pile au milieu entre le modèle du patron et mon premier test.

Réussi ! Ouf…

C’était parti pour une série complète de culottes (une dizaine). J’ai même acheté un coupon de jersey imprimé pour avoir des chutes exprès.

Clique sur les images pour les avoir en grand…

Une info supplémentaire

Ni Azur ni Paola n’indique la longueur de l’élastique à utiliser, en particulier pour l’élastique de ceinture. Il faut le faire “au ressenti” sur la machine.

Ok, cela fonctionne. Cela me semblait même plus simple comme ça au départ.

Au final, après cette série de culottes, non, je pense qu’avoir une mesure d’élastique serait plus simple. J’ai mesuré 5 de mes culottes (sur la série de 9 faites) et la taille de l’élastique varie vraiment. Alors certes, cela dépend de l’élastique. Clairement, mon deuxième acheté ne se comporte pas comme le premier. Mais une fois fixé sur un élastique, déterminer une longueur d’élastique permet tout de même de mieux répartir. Et ça, c’est d’avoir cousu les boxers, où la longueur d’élastique est donnée, qui me l’a fait comprendre.

Bref, pour ma taille 42 cousue, et d’après ce que j’ai mesuré, je pense qu’une longueur de 75 cm (avec mon élastique) pour la ceinture est un bon compromis. Et pour les prochaines, je monterai l’élastique en répartissant ces 75 cm.

Et les boxers alors ?

Rien à redire sur le modèle masculin d’Atelier de Guillemette, le Jacques. En tout cas, mon grand a dit que c’était bon. Oui, c’est concis, à son image. Il taille bien, exactement comme les mensurations l’indiquent.

En revanche, j’ai eu plus de mal avec le modèle féminin.

D’abord au niveau des mensurations. J’ai commencé par suivre les indications du livret, tout en étant complètement perplexe puisque cela m’indiquait la taille max du modèle. Oui oui, et j’ai pourtant revérifié plusieurs fois, y compris les dimensions finies. Bon, ça n’a pas manqué, c’était bien sûr quinze fois trop grand. Je suis donc revenue à la taille du commerce attendue, sans tenir compte des mensurations préconisées.

Ensuite, j’ai constaté un petit souci de patronage : la ligne de couture côté du devant ne correspond pas à la ligne du côté du dos. J’ai donc redessiné le patron en modifiant cette ligne, j’ai réajusté en prenant la ligne du côté dos comme base.

Quelques infos pratiques

Les culottes Paola

  • Fournitures et investissement financier – série de 10 culottes Paola : 41,58 €
  • 1 coupon de 150 cm de jersey écru “Organic Quality” – 200 g/m² à 12,75 € / m → 19,13 €
  • 1 premier lot d’élastique : 8 m d’élastique cavalier pour lingerie à 0,70 € / m → 5,60 €
  • 1 deuxième rouleau d’élastique : 25 m d’élastique à picots → 11,90 €
  • 20 cm de jersey imprimé In the bloom – Lise Tailor à 23 € / m → 4,95 €

  • Cout réel estimé – pour 10 culottes : environ 30 €, soit environ 3 € pour une seule culotte
  • Tout le coupon de jersey écru → 19,13 €
  • Environ 15 m d’élastique (environ 1,50 m par culotte), à disons environ 0,60 € / m → 9 €
  • Du fil écru et du fil vert assorti au deuxième jersey imprimé (et ça consomme pas mal en fil) : au moins 2 € (mais bien plus je pense)

Je ne compte pas les chutes de jersey pour les empiècements côté. C’est un peu le principe. On se sert uniquement des chutes pour ces deux petites pièces. J’ai certes commandé exprès, mais j’ai fait un teeshirt avec le coupon d’abord (j’ai commandé 1 m, donc 20 cm de plus que nécessaire), en sachant que les chutes me serviraient pour les culottes. Il me reste de quoi faire des empiècements pour encore plusieurs culottes, donc ça servira encore.

Il me reste environ les deux tiers du rouleau d’élastique. De quoi faire une série d’une quinzaine de culottes quand ce sera nécessaire. Le prix était vraiment plus intéressant en rouleau que au mètre. Je suis juste un peu déçue par cet élastique à picots, qui n’a pas de face envers velours, contrairement au premier élastique cavalier que j’ai acheté (que j’ai utilisé “non cavalier”). Pas grave, je le finirai.

  • Temps de confection : un peu moins de 2 heures par culotte

Oui, ce n’est pas un scoop, je ne suis pas rapide.

Les boxers Alain et Jacques

  • Fournitures et investissement financier – série de 12 boxers : 79,40 €
  • Deux coupons de 2 m chacun de jersey :
    • un premier coupon de jersey bio noir – Stragier, à 14,90 € / m → 29,80 €
    • un deuxième coupon de jersey Bleu Navy – Organic Quality, à 13,80 € : M → 27,60 €
  • 10 m d’élastique à boxer noir, à 2,20 € / m → 22 €

  • Cout réel estimé – pour 1 boxer : environ 7 € par boxer
  • J’ai utilisé les deux coupons de jersey en entier,
  • les 10 m d’élastique,
  • et pas mal de fil (comme pour les culottes) : au moins 2 € (mais bien plus je pense)

Bref, j’ai tout utilisé.

  • Temps de confection : deux et demi heures pour chaque boxer masculin et une heure et demi pour chaque boxer féminin

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