Sac à pain en tissu

Je ne suis pas une grande pratiquante “zéro déchet”, même pas pratiquante spécialement, mais il y a tout de même des gestes très simples qu’on peut faire pour limiter les emballages. Aller à la boulangerie avec un sac à pain en tissu en est un.

J’essaye donc de m’y tenir. Mon problème, c’est que mon sac à pain pour la boulangerie c’est aussi mon sac de conservation. Et il arrive régulièrement qu’il me reste un bout de baguette dans le sac, donc que je laisse le sac à la maison. Résultat, pas de sac à pain dans mes affaires pour la boulangerie.

J’ai donc profité des vacances pour en coudre un. Avec un objectif premier : aucun achat de tissu. Projet “chutes et restes”.

La réalisation

Chouette, il y a quelques semaines Vanessa Salaun a proposé un tuto vidéo d’un sac à pain, avec des dimensions qui me convenaient et surtout doublé comme je le souhaitais (avec un extérieur en toile de jean et un intérieur en cotonnade imprimée) et des anses pour l’attraper. Merci à elle 🙂 .

Alors, contrairement à Vanessa, je voulais doublement l’inverse. Je préfère un tissu épais pour l’intérieur, pour éviter que le pain ne finisse par abimer le tissu en le griffant. Et je voulais un joli tissu extérieur pour le décor.

Autre modification : je ne voulais pas coudre les anses sur l’extérieur comme elle, mais je voulais les prendre entre l’intérieur et l’extérieur pour rendre leur accroche invisible. Sauf que comme j’ai gardé la différence de longueur entre le tissu doublure et le tissu extérieur comme elle (je ne réfléchis pas donc), les anses se trouvaient prises en retrait vers l’intérieur du sac. Après plusieurs tâtonnements / essais, ma choupette et moi avons décidé d’en profiter pour faire un revers décoratif du tissu extérieur. Et en fait, ben c’est super joli. Surtout que j’en ai profité pour le surpiquer avec un point broderie décoratif au fil de broderie.
Donc, c’est une “erreur” que je vais garder pour les suivants !

En revanche, avec cette modification, le sac à pain est un peu court. Donc à refaire en allongeant les coupons de 5 cm, peut-être même 7.

Sinon, c’est vraiment une couture très simple. Très détente après un projet un peu crispant. Juste ce qu’il me fallait pour avoir du plaisir à réaliser quelque chose en s’appliquant le mieux possible pour de belles finitions, sans se prendre la tête sur un éventuel ratage. On s’en fiche un peu de rater le sac à pain. Au pire, on en refait un…

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : aucun ! projet chutes et restes

  • Cout réel estimé : environ 4,15 €
  • rectangle de 42 x 50 de tissu sergé Séréna (Mondial Tissus, 10,99 € / m) : environ 1,50 €
  • rectangle de 42 x 60 de cotonnade imprimé Dapper collection (12,99 € / m) : environ 2,15 €
  • un bout de fil écru : 0,50 €

  • Temps de confection : 3 heures

2 heures pour la confection du sac en lui-même et 1 heure pour les essais de broderie et réglages pour que ça tombe bien.

  • Dimension : En réel, ça donne donc un sac à pain de 20 x 50 cm (sans les anses).

Il faudrait plutôt un sac de 20 cm x 55 cm, peut-être même 60 cm.
Donc des coupons de 42 x 55 et 42 x 65.

Bilan

Petite cousette très agréable, dont je suis bien contente. Finalement, c’est le principal. L’autre sac à pain a trouvé le chemin de mon sac à main où il restera.

L’étiquette brodée est un poil de travers, et alors ? On s’en fiche.

Robe Évidence, des Bobines Patterns

Toujours dans ma recherche de vêtements pour cet hiver, j’avais repéré un autre sweat, le sweat Évidence des Bobines Patterns. Outre que j’avais envie de donner sa chance à cette toute petite structure indépendante qui promet des patrons très simples accessibles aux débutants, le modèle permet de faire une version robe. Et c’était ça qui me tentait : une robe toute simple, pour tous les jours, dans un tissu sweat molleton donc chaud.

Oui, alors, en fait de robe toute simple, en molleton ou sweat, pour tous les jours, c’est un peu raté : le tissu qui m’a attiré l’œil est un lainage (synthétique, je ne supporte pas la laine) bleu nuit avec des impressions feuillage… or. Et pas très très chaud en prime.

Pas grave, elle est vraiment jolie. Je la mettrai pour Noël…

La réalisation

La galère !

Cri du coeur en effet 🙂 .

Comme pour mon sweat Andrea, j’ai souhaité tout faire à la surjeteuse. Et décidément, elle et moi ne nous entendons pas. D’ailleurs, dès que j’ai repris ma Précieuse (ma mac quoi) pour la finition de l’ourlet, j’ai trouvé ça tout de suite bien bien plus simple et agréable.

Bref. Repartons dans l’ordre chronologique.

Aucun souci avec le patronnage. Il est en effet ultra simple. Encore plus que celui du sweat Andrea puisque la robe est en un seul tenant. Les seules autres pièces sont les pièces de finition : encolure, poignets et bas. Le contrario négatif, c’est que ça en fait de la surface de feuilles A4 à assembler ^^ (je ne travaille pas au pli mais à plat).

Crédit image : dessin technique sweat Évidence, les Bobines Patterns

Pas de souci pour la découpe, j’ai la chance de pouvoir travailler sur une planche sur tréteaux. Ce n’est pas assez large pour le patron (la robe fait toute la largeur de la laize !) mais en longueur c’est super. Il m’a juste suffit donc d’être très précautionneuse pour ne pas étirer le tissu et le mettre bien en place sur la table.

J’ai pris la précaution d’allonger la robe à la découpe de 5 cm. Je ne savais pas encore si je voulais un ourlet classique ou la bande de bas. Et je connais la tendance actuelle de faire des robes et jupes très (trop) courtes. Au final, j’ai bien fait : j’ai préféré un ourlet simple (2 replis d’ 1 cm et quelque), plus chic qu’une bande sweat. Sur les 5 cm ajoutés au départ, j’en ai recoupé 2 et donc gardé 3 cm pour l’ourlet. La bande de bas est haute de 3 cm hors couture, donc ça revient exactement au même. Bon, mon père trouve la robe un peu courte, ma mère trouve que la longueur est parfaite, ma choupinette sans fiche… Bon, en regardant les photos, peut-être qu’un cm en plus, en plus ça serait bien.

Pour le reste, aucun souci, ça a roulé tout seul. Le montage est strictement identique à celui du sweat Andrea, avec la difficulté des emmanchures en moins puisque la robe est en manches chauvesouris. Mon tissu n’avait pas de sens. Ouf, sinon il aurait fallu que je scinde le patron en deux, que j’ajoute une marge de couture aux épaules et que j’assemble les deux pans. Pas très compliqué, mais ça rajoute du travail.

Non, la galère c’est juste ma surjeteuse donc ^^.

Des ajustements ?

Oui.

Le problème des robes sweat, c’est que c’est très “loose” (c’est comme ça qu’on dit ?). C’est un peu le principe vous me direz.

Sauf que moi, j’aime quand c’est cintré.

J’ai donc un peu cintré le tout une fois la robe finie. Pas très difficile à faire : avec la robe sur le mannequin, j’ai placé quelques épingles pour établir la forme (j’ai creusé de 2 cm de chaque côté), puis j’ai bâti pour que la forme soit bien régulière. Il a ensuite juste suffit de passer une couture sur le bâti.

C’est bien mieux comme ça.

En photos

La robe en pied

Les détails

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 56,97 €
  • Tissu jersey marine à motifs fleurs, 2,50 m à 17,99 € / m : 44,98 €
  • 1 bobine de fil Güterman colorie 665 – 250 m : 4,99 €
  • Patron sweat Évidence : 7 €

  • Cout réel estimé : environ 45 €
  • Tissu – 2 m utilisé : 35,98 €
  • Fil noir pour surjeteuse et un bout de fil Gütermann (juste pour l’ourlet) : 1 €
  • Feuilles A4 et 1 rouleau de double face : 1 €
  • Patron : 7 €

  • Temps de confection : 1 journée et demi
  • Assemblage des feuilles, décalque et assemblage du papier de soie : 3 bonnes heures
  • Découpe du tissu : environ 2 heures
  • Couture : 6 heures, mais ça aurait du être plié en 3 heures, max 4.

Alors, verdict ?

Le modèle

La robe est très jolie, vraiment, le tissu est super chouette.

Pour l’instant, j’ai encore un petit doute sur la forme. Les fameuses manches chauvesouris occasionnent quelques plis au niveau de l’emmanchure. Oui, normal.

Je referai très probablement.

Modèle très sympa, je recommande 🙂 .

Côté patron

L’ultra simplicité du patron a un prix : la robe se coupe en un seul tenant, ça mange un max de tissu ! Impossible de tenter une économie par le puzzle. Et ça laisse un max de chutes : 4 rectangles de 45 x 70 !

En revanche, il est bien fait ce patron : la ligne de stature et la ligne de taille sont indiquées. Donc si vous voulez cintrer, ne faites pas comme moi, n’attendez pas que la robe soit finie, faites-le directement sur le patron.

Petite critique d’ordre général

Bon, par contre, comme pour le sweat Andrea, je ne comprends pas pourquoi les marges de couture de patrons plutôt destinés à un assemblage à la surjeteuse ont des marges de couture de 1 cm ! Les marges de couture / découpe d’une surjeteuse vont de 0,5 à 0,7. Et c’est quand même drôlement compliqué de suivre une ligne de couture à 1 cm sur la surjeteuse. Alors que mêmes les plus basiques des machines à coudre permettent le décalage de l’aiguille pour coudre à 1 cm.
D’ailleurs, pourquoi des marges de couture de 1 cm… les pieds presseurs font 0,75 de marge de couture… Bref, comme pour une surjeteuse quoi. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…

Sweat Andrea, de Petit patron

Oui, aussi 😀 . L’hiver arrive, je suis super frileuse et j’ai besoin de renouveler mes pulls. Avec Any, on est donc parties sur un modèle débutant : le sweat Andrea, de Petit Patron. Elle a été plus rapide que moi à le réaliser, elle vous a partagé sa réalisation ici : sweat Andrea, de Petit Patron.

La réalisation

Comme Any, j’ai fait la version “unie” et sans bord-côte, dans un sweat molleton épais (340 g/m²), en taille 40 version longue, sans aucun ajustement.

Crédit image : dessin technique Andrea, Petit Patron

Techniquement, ce n’est pas très difficile en effet : 4 pièces générales et 4 pièces de finition (encolure, poignet et bas).

Mais j’ai fait le choix de l’assembler entièrement à la surjeteuse (je n’ai pas sorti du tout ma machine à coudre) et c’est plutôt là que j’ai trouvé ça difficile. En plus d’être – très – stressant, car évidement impossible de recommencer une fois que c’est passé dans la surjeteuse. Ma surjeteuse a également fait des siennes. Il a donc fallu 1 aller et retour chez le réparateur (2 en réalité…) pour réparer mes bêtises (changement des couteaux et du doigt mailleur). Le métier rentre comme dit mon réparateur. Mhmm…

En photos

Vision d’ensemble

Et dans les détails

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 44,77 €
  • Tissu molleton gris étoile (ref. 206160 Mondial Tissus), 1,60 m à 17,99 €/m : 28,78 €
  • Boite de 5 aiguilles Jersey : 5,99 €
  • Patron sweat Andrea : 9,99 €

  • Cout réel estimé : environ 35 €
  • tissu molleton, il reste 1 m² : 16,80 €
  • la boite entière d’aiguilles et 2/3 (?) autres aiguilles (mhmm…) : 7 €
  • fil écru : 1 €
  • Patron : 9,99 €

  • Temps de confection : 1 grosse journée

Oui, j’ai un peu galéré…

Verdict ?

Très sympa, ultra confortable, correctement ajusté. Bref, un basique à refaire. Le seul bémol serait la longueur des manches que je trouve un peu courte. Sur le prochain, j’allongerai un peu. La bande de taille est peut-être un peu lâche, mais dixit ma Choupette “ça se porte comme ça”.

À noter que pour ma stature, j’aurai dû faire la version courte (1,58 m). Heureusement que comme Any j’ai fait la version longue ! J’aime bien que ça soit couvrant un sweat d’hiver…

Les explications du cahier technique étaient suffisantes pour moi. Ce n’est en effet pas un modèle très difficile à assembler.
J’avais en prime bénéficié du retour d’expérience d’Anyssa. En particulier, j’ai fait comme elle pour assembler le patron : j’ai utilisé du masking tape les 3 bandes pour ne pas avoir à refaire un assemblage du patron. Et j’ai aussi dès le départ ajouté des crans d’assemblage (en gros sur tous les milieux de pièce), ça m’a bien servi.

Je suis super contente de moi pour les emmanchures : un raccord d’enfer sur les deux ! C’est pourtant un des points les plus difficiles. J’avais la machoire crispée après… Le col est moins bien. Mais c’est là que j’ai eu des soucis techniques avec la surjeteuse. J’ai rattrapé comme j’ai pu, mais ce n’est pas nickel.

Contente de mon sweat ! Je le referai. Quand j’aurai trouvé un tissu qui me convient. Et finalement je me demande si c’est pas là que c’est le plus compliqué…

Chemise « Fit But You Know It »

J’adore les chemisiers cintrés (bon en fait, j’adore les vêtements cintrés, tout court), c’est mon basique « journée au travail » pour les jours suffisamment chauds. Alors, quand je suis tombée sur le patron de la chemise Fit But You Know It, gratuit !!!!, de Festive Road, par Biquette, je l’ai immédiatement mis de côté.

Quand en plus on sait qu’il demande peu de tissu (cintré, et à manches courtes, voire sans manche), que le patron est bien fait (avec des calques ! ce que même des créateurs n’offrent pas) et qu’il me restait pile poil ce qu’il fallait de tissu de ma blouse Idylle… dès que j’ai pensé avoir assez d’expérience en couture, je me suis lancée.

D’abord, je vais être honnête, ça fait déjà quelques semaines que je l’ai cousu ce chemisier. Je n’ai juste pas trouvé le temps de prendre les photos (et la coïncidence d’emploi du temps avec mon photographe ^^). J’aurai dû vous le poster depuis un petit moment.

Chemise Fit But You Know It

La réalisation

Chemise Fit But You Know It
Crédit image : marque Festive Road, de Essais & Erreurs
Dessin technique du modèle, par vicomte de boisjoly

Déboires…

Toujours dans un souci d’honnêteté, je dois avouer que j’avais un peu présumé de « avoir assez d’expérience en couture ». Un chemisier, c’est un poil plus technique qu’une blouse… Col, pied de col, voire boutonnières en série… Je ne suis pas arrivée au bout du projet toute seule, il m’a fallu de l’aide pour le pied de col en particulier. J’ai appelé ma maman à la rescousse. Qui n’avait malgré ses dizaines d’années d’expérience en couture, jamais monté de chemise avec pied de col ! Bon, on a fini par y arriver (enfin, elle a fini par arriver à faire l’assemblage).

Côté montage, j’ai fait une erreur de débutante : j’ai voulu assembler en coutures anglaises et j’avais donc prévu la marge de couture supplémentaire sur le patron. Enfin, je croyais. J’avais bien prévu sur les côtés, sur les épaules… mais pas sur les emmanchures des manches ! Résultat, c’est un peu… ajusté. Rien de dramatique, ça s’assemble, sans trop y voir d’erreurs, mais il y manque un léger poil d’aisance qu’aurait amené le léger embu habituel.

Enfin, côté boutonnière, j’ai un peu foiré l’ouverture des boutonnières : mon couteau à boutonnière (un vrai objet de famille : c’était le couteau à boutonnière de ma grand-mère, couturière de métier ; très précieux donc, et aussi coupant qu’un rasoir !) est limite en taille pour une boutonnière de 11 mm, résultat ça a entaillé les fils sur chaque extrémité. J’ai dû refaire manuellement chaque extrémité, et ça c’est pas chouette du tout (ni visuellement ni pour la satisfaction). Leçon à retenir : plus aucun bouton en dessous de 12 mm dans mes cousettes.

… ajustements …

J’avais un peu peur de l’ajustement poitrine. Dans le tableau des tailles je me situe toujours pile poil sur le 40, mais je sais que les bonnets poitrine sont calibrés sur du B, voire petit C. Et que, disons, je suis bien plus généreuse que ça. Comme j’avais lu que le patron était plutôt très ajusté, je me suis demandée ce que ça allait donné. Et faire un ajustement entre le 40 et le 42, sur un patron qui a à la fois des pinces poitrine et des pinces taille, là je ne le voyais pas du tout. Bref, je me suis donc lancée sans ajustement, sur une taille 40. J’ai bien fait ! Il tombe nickel, pile poil. Ni trop grand, ni trop petit, ni trop ajusté… Pour info, je fais un bonnet D, voire E. Si vous avez peur d’être trop comprimé, ne vous inquiétez pas !

… et finitions

J’ai fini les manches et le bas avec un ourlet à la double aiguille, mon chouchou en finition d’ourlet.

En photos

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 8,95 €
  • Thermocollant Vlieseline H200, 1 m à 5,99 € / m : 5,99 €
  • Un lot de 8 boutons rouge, plat à tige, diamètre 11 mm (ref. : 145419, Mondial Tissus) : 2,99 €

  • Cout réel estimé : environ 11,20 €
  • 90 cm de popeline de coton Dapper collection (imprimé rouge petits noeuds et coeurs) à 7,90 € / m : 7,11 €
  • 5 boutons : 1,87 €
  • Fil rouge, le même : 0,50 €
  • Fil écru pour surjet : euh… 0,50 € ?
  • 20 cm de thermocollant : 1,20 €

  • Temps de confection : 2 jours

Verdict ?

J’adore !
Bon, je ne prenais pas trop de risque avec ce genre de modèle. Mais le résultat est à la hauteur de mes espérances. C’est un modèle qui vient de rejoindre les basiques de ma garde-robe et que je referai, surement en plein d’exemplaires.

Le patron est très bien fait : le système de calques permet de choisir seulement la / les taille(s) voulue(s), et il y a le même le choix entre sans marge de couture / avec marge de couture.

Sur ma version, les parementures sont trop étroites au niveau de l’ouverture du col. Résultat, on voit les bords – surjetées en écru pfff – des parementures. Ce n’est pas top. Mais c’est de ma faute. En fait, je n’ai pas compris l’histoire des « parements devant » (et non pas « parementure » !), résultat, sans m’en apercevoir, j’ai monté ces parements comme des parementures. Si on ne le sait pas, on ne le devine pas. On se dit juste que la parementure est trop étroite au niveau du col. C’est joli aussi comme version (je ne dit pas d’ailleurs que je ne referai pas cette version, juste en agrandissant les parementures au niveau du col). Sinon, Sandrine, de SB créations, explique comment poser les vrais parements ici : Défi-garde robe capsule.

Sweat Andrea, de Petit Patron

Ma première réalisation dans le domaine de la maille : le sweat Andrea, de la marque Petit patron. Une réalisation annoncée pour un niveau “intermédiaire (facile)”, ce que je confirme. Je n’ai pas rencontré de difficulté insurmontable, même si le fait que je sois ultra débutante m’a confrontée à des hésitations techniques non expliquées dans le descriptif.

Le sweat en photos

Infos techniques

Modèle choisi

J’ai cousu le modèle uni, donc j’ai supprimé les marges de couture correspondant aux 3 bandes, comme c’est indiqué sur le pdf d’instructions. Pour assembler mes pièces dos et devant avec marges de couture supprimées, j’ai utilisé du masking tape : scotch peu adhésif, qui s’enlève facilement, en prévision du jour où je couserai une version avec bandes.

Taille

J’ai coupé le patron à la taille 42, en me référant au tableau des mesures.

En rouge, mes mesures. Vous constaterez que je collais parfaitement à la taille 42. Mais je trouve que le sweat fini est un peu trop large, que ce soit sous les aisselles, en largeur de manches ou au niveau de la taille. Mon prochain sweat sera cousu en taille 40.

Découpe du tissu

Je travaille avec des pièces complètes sur une seule épaisseur de tissu, et non pas avec des demi-pièces sur un tissu plié en 2. Ma maman me l’a formellement interdit ! Cela prend plus de temps pour la préparation des pièces de patron. Mais en plaçant des pièces complètes sur une seule épaisseur de tissu, on gagne de la place.

Le patron indiquait un coupon d’1,50 m. J’en ai acheté 2 m, et après placement des pièces, on se rend compte que j’ai assez pour tailler un second sweat.

Enfin, ça, c’est en théorie. Mais comme vous pouvez le constater sur la photo au-dessus, j’ai découpé les manches à l’envers. J’ai donc dû en redécouper une 2e paire… Adieu le second sweat !

Longueur du sweat

Au niveau de la longueur du sweat, le patron prévoit 2 tailles, selon qu’on mesure plus ou moins d’1,65 m. Mesurant 1,62 m, j’aurais dû couper le bas de mes pièces devant et dos. Forte de l’expérience de ma première cousette vêtement (la blouse Stockholm, des Ateliers Scämmit), pour laquelle j’avais rajouté 7 cm en longueur, je me suis abstenue de couper le bas des 2 pièces. Ce fut une bonne chose, car le sweat est d’une longueur parfaite pour moi dans sa version longue. Il aurait été trop court dans sa version moins d’1,65 m.

Marquage des repères sur le patron et les pièces coupées

Le patron prévoit un seul marquage de repère, sur le cran de tête des manches.

Ce fut nettement insuffisant pour moi, peut-être parce que je suis une grande débutante. J’ai dû rajouter d’autres repères au fur et à mesure, pour m’aider à positionner correctement mes pièces :

  • un repère au milieu de l’encolure devant et dos, pour aider au positionnement des pièces d’encolure 10 et 11,
  • un repère au milieu du bas des manches, pour aider au positionnement des deux bandes de poignets 12,
  • un repère au milieu du bas devant et dos, pour aider au positionnement de la pièce 13 bas de sweat.

L’assemblage des pièces

S’agissant de coudre un tissu maille, l’utilisation de la surjeteuse est évidente. Mais je n’ai pas encore assez confiance dans ma maitrise de ma surjeteuse pour assembler avec. J’ai donc d’abord assemblé mes pièces à la machine à coudre, avec une aiguille jersey et un point droit stretch. Puis j’ai surjeté le long de mes coutures. La marge de couture de 1 cm prévu dans le patron permet cette double couture. Quand je serai plus aguerrie, je me lancerai dans un assemblage exclusivement à la surjeteuse.

Autres remarques

J’ai eu un excès de 2 cm de tissu au niveau de la jointure des aisselles, entre les manches et les pièces Devant et Dos. Ne sachant qu’en faire, j’ai coupé !

J’ai surpiqué l’encolure, parce que la marge de couture était étroite et j’ai craint que l’encolure ne se retourne. Et dixit mon mari, cela fait une jolie finition.

Pour l’assemblage de l’encolure, des poignets et de la bande du bas, les instructions indiquent de plier les pièces en deux, de les glisser dans le col, les manches et le bas du sweat, et de coudre. Or le molleton rend le tissu glissant, et aux jonctions, il y avait 4 épaisseurs de tissu. J’ai donc d’abord fait une couture de fermeture de l’encolure, des poignets et de la bande du bas, avant de les coudre au reste. J’ai cousu à moins de 5 mm, donc ça n’empiétait pas sur les marges de couture finales.

Infos pratiques

  • Fournitures

J’ai acheté 2 m de tissu molletonné gris imprimé de paresseux, laize 160 cm, 60% coton et 40% polyester, 260g/m², 17,99 €/m.

Si on découpe les pièces d’un seul tenant, et non en double épaisseur à la pliure, on a besoin d’un coupon d’1,20 m. Avec un coupon de 2 m, on peut coudre deux sweats.

Je n’ai pas acheté de bord côté pour les poignets, bas et encolure du sweat. Je les ai réalisés avec le tissu molletonné.

  • Cout réel estimé : 20 €

  • Temps de confection : 7 h (pour une ultra débutante)

  • 2 heures pour préparer le patron (impression en 2 exemplaires, montage du pdf, préparation du patron pour une découpe sans bande, découpe à la taille 42),
  • 1 heure pour la découpe du tissu,
  • 4 heures pour la couture.