Blouse Artesane, d’Atelier Scämmit

Et encore une ! Cette fois-ci, c’est LA blouse que j’avais vraiment envie de réaliser. Mais comme elle est classée en difficulté « Intermédiaire », il n’était pas question de commencer par elle. La blouse Artesane, d’Atelier Scämmit est le fruit d’une collaboration entre Artesane et Johanna, la créatrice d’Atelier Scämmit.

La blouse présente un élégant empiècement poitrine (en fourreau) avec un col arrière en V, fermé par l’empiècement. Le patron propose 6 variantes possibles : 2 blouses et 4 robes, selon si on choisit les manches trois quart ou les manches courtes et une taille ajustée ou lâche pour la robe. Pour cette première réalisation, j’ai choisi la blouse en version « classique » aux manches trois quart.

La réalisation

Effectivement, la blouse est un « peu » plus difficile à réaliser que Idylle ou Léonie.

Rien d’insurmontable, mais j’ai bien senti l’augmentation de difficulté quand même : un empiècement en fourreau, une pose de biais sur l’encolure, des manches terminés par un poignet et donc des fronces un peu plus conséquentes… Heureusement, la collaboration Artesane – Atelier Scämmit inclut une vidéo complète (et gratuite !) de la réalisation de la blouse : Coudre et broder sa blouse Artesane. Un pas à pas que j’ai suivi attentivement. On est vraiment pris par la main.

En photos

C’est toujours aussi étonnant comme le même vêtement peut avoir des rendus différents selon la personne qui le porte. C’est donc deux séries de photos que je vous livre aujourd’hui :

Les détails de la blouse

Et la même blouse, portée par ma choupette

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 17,65 €
  • Tissu = une popeline de coton blanche imprimée de tout petits triangles noirs (ref : 153171, Mondial Tissu), 1,50 € à 8,99 € / m, mais seulement 50 cm payé (promo promo ^^) : 4,50 €
  • Le patron PDF : 9,50 €
  • Trio de boutons Elegant TM strass : 3,65 €

  • Cout réel estimé : 16,90 €
  • Le tissu – 1,20 m seulement : 3,75 €
  • Fil blanc
  • Les boutons : 3,65 €
  • Le patron : à refaire pour rentabiliser au mieux…

  • Temps de confection : 3 jours
  • Préparation du patronage : 3 heures
  • Confection : 2 jours et demi

Mon avis sur la blouse Artesane, d’Atelier Scämmit ?

Le rendu

C’est vraiment une jolie blouse. Sa simplicité, apparente, lui donne toute son élégance. Même portée décontractée avec un jean, elle ajoute une touche de sophistication. Elle tombe très bien. Les fronces sont juste assez légères et discrètes pour ne pas alourdir l’ensemble.

Sur un tissu uni avec la broderie proposée, elle doit vraiment être superbe. Très élégante.

Bref, j’en suis ravie. Et pour être tout à fait honnête, je trouve qu’elle tombe encore mieux sur la silhouette de ma fille que sur la mienne. Je vais rapidement la tenter sur des tissus plus fluides et légers, plus estivaux, genre viscose (il faut bien que je m’y mette à ceux-là…). Peut-être avec la version manches courtes. Bien que celle-ci me plaise moins visuellement d’après les photos. Pour le coup, je trouve les manches un peu banales par rapport au reste.

Facile ou pas ?

Ce n’est pas un modèle très facile. Les chausse-trappes sont nombreuses. Mais comme on est pris par la main, je n’ai même pas eu à regarder le livret pour la confection. Il faut seulement faire confiance à Johanna, même si ça semble partir en live.

Le patron se comprend facilement. L’assemblage du PDF est ultra simple car bien identifié. Comme pour tous les modèles Atelier Scämmit, il n’y a pas de superposition des pièces. Celles-ci sont bien identifiées (nom, numéro, instruction de report / découpe…). Il gagnerait en revanche surement à être en couleurs pour avoir des lignes différenciées : il y a pas mal de lignes très proches sur certaines pièces, voire confondues, et il faut un peu jouer à pile ou face pour suivre la sienne. Et bonus ultime, si on pouvait avoir chaque ligne de taille différente sur des calques différents, pour ne garder que le sien… Je chipote.

Technique et modélisme

Par précaution, à la découpe, j’avais allongé les grandes pièces devant et dos de 3 cm au niveau de l’ourlet. Histoire de me donner un peu de marge pour choisir exactement la longueur que je souhaitais. Et bien, après essayage et épinglage de l’ourlet, j’ai recoupé très exactement 3 cm ! Pas mal non ! Je suis pourtant un peu plus petite que la moyenne (1 m 58 pour un patron prévu pour la taille standard de 1 m 65). Peut-être toutefois que j’aurais pu recouper un chouilla plus : l’ourlet est prévu pour 1,5 cm. Visuellement, c’est peut-être un chouilla trop large. 1 cm, comme pour la blouse Idylle, aurait peut-être été plus joli (le tissu est très légèrement transparent, laissant deviner l’ourlet). Mais c’est là aussi du chipotage. Même si, sur le moment, je me suis demandée pourquoi cette fois-ci Johanna propose un ourlet à 1,5 cm, alors que pour Idylle il est de 1 cm. Artesane me semble pourtant être une blouse plus aérienne.

Une interrogation de débutante maintenant : les patrons n’indiquent pas la nécessité éventuelle / probable / inutile… du surfilage des pièces avant assemblage. J’imagine bien que ça dépend du tissu, mais tout de même. On a l’impression, à la lecture du livret d’instructions, que ce n’est pas utile, voire pas à faire vu que l’assemblage se fera en couture anglaise. Et puis au fur et à mesure de la vidéo, on s’aperçoit que Johanna surjette les grandes pièces (manches, dos, devant) au fur et à mesure. Mais ce n’est pas dit sur le livret d’accompagnement. Heureusement, j’avais pris les devants, et j’avais tout surfilé au point overlock avant de commencer quoi que ce soit.

Côté finitions, il reste bien sûr la finition intérieure de l’assemblage des manches. Sans surjeteuse, j’ai fait au mieux, mais cela n’a bien sûr pas le fini net que cela mériterait.

Blouse Léonie, d’Artesane

Une autre blouse, et celle-ci n’est pas pour moi ! La fête des mères approche à grands pas, c’était l’occasion. Si j’ai bien compris, la blouse Léonie d’Artésane est le résultat d’une collaboration entre Artesane, le site de cours en ligne, et le magasine Modes & Travaux.

C’est une jolie blouse courte, aux manches trois quart, dont l’originalité réside dans le croisement des pans avant avec de jolis festons. C’est d’ailleurs là que réside la seule difficulté de cette blouse.

Blouse Léonie, d'Artésane
Blouse Léonie, sur ma maman, en ce jour de Fête des Mères.

La réalisation de la blouse Léonie

Ce patron n’est désormais disponible qu’au format PDF sur le site d’Artesane. Je me suis donc frottée pour la première fois au patron numérique. Finalement, vraiment rien de très compliqué. Bon, peut-être que mon expérience en scrap a facilité les choses : massicot, scotch double face… et hop c’était prêt. En revanche, j’ai tout de même reporté le patronage sur papier de soie. Mais reste à savoir ce qui est le plus long : l’assemblage du patron ou le report du patronage ? Avec le risque d’erreurs de report en prime.

Après vérification, il ne me restait pas assez de tissu imprimé rouge Dapper Collection de ma blouse Idylle, j’ai donc fait un petit saut chez Mondial Tissus et j’en suis revenu avec une jolie popeline imprimée “grues vert tendre sur fond gris” et la mercerie nécessaire.

Cette fois-ci, il n’y a pas de vidéo pas à pas détaillée de la confection, seulement un extrait spécifique à l’assemblage des festons. Et la notice ne m’a pas paru très détaillée (enfin, peut-être que c’est comme ça d’habitude). Mais le montage était très semblable à la blouse Idylle, je m’en suis dépatouillée sans difficulté.

Je n’ai pas dérogé au patron initial. Ma seule adaptation a été de faire un assemblage en couture anglaise pour un résultat plus propre. Cela m’a juste demandé d’anticiper lors du report du patronage : j’ai ajouté 3 mm sur les lignes d’assemblage. Rien de compliqué. Ah, si… j’ai bien sûr effectué une surpiqure sur l’ensemble festons et encolure (en un seul piquage), mais pas aussi loin que l’indiquait le patron (environ 1 cm). J’ai surpiqué plus classiquement à 3 mm.

Cette blouse m’a obligé à affronter les boutonnières. Je ne pouvais pas les éviter ad vitam aeternam… J’ai eu quelques sueurs froides quand ma machine a « refusé » de les réaliser, j’ai même appelé à la rescousse. Et bizarrement après 3 on / off, elle s’est ravisée. Là, tout a roulé tout seul, c’est tout automatique : on paramètre, on appuie sur Start et elle fait tout en une seule passe. On peut aller se faire un chocolat chaud en attendant…

En photos

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 35,94 €
  • Popeline de coton (ref : 154069, Mondial Tissus) – 2,20 m à 8,99 € / m : 17,98 €
  • Vlieseline H200 – 1 m à 5,99 € / m : 5,99 €
  • Boutons de manchette (oui, bon…) 7 pièces, effet métal, 13 mm : 3,99 €
  • Boite de boutons pression, 15 pièces, 11 mm : 2,99 €
  • Bobine de fil Güterman 250 m : 4,99 €

  • Cout réel estimé : 19,84 €
  • Tissu – 1,70 m à 8,99 € / m : 15,24 €
  • Vlieseline H200 – 40 cm à 5,99 € / m : 2,40 €
  • Boutons métal – 3 boutons : 1,70 €
  • Boutons pression – 1 bouton plastique transparent : stock
  • Fil : environ 0,50 € ?

  • Temps de confection : environ 2 jours
  • Assemblage du patronage, report et découpage : 4 heures
  • Confection : 1 journée et demi

Verdict sur la blouse Léonie d’Artésane ?

La blouse est simple à confectionner et elle a un joli rendu. Elle tombe parfaitement sur ma maman, dont je n’avais pourtant pas les mensurations, juste la taille “confection”.

Je pense qu’elle se porte facilement sur un jean ou une jupe. C’est un bon choix de modèle. Et je pense qu’elle a été conçue pour pouvoir être confectionnée en choisissant le sens du croisement des pans devant : festons vers la droite ou festons vers la gauche. Il suffit de reporter les deux pans avant du patronage en miroir.

Le niveau de confection indicatif d’Artesane la place en « intermédiaire ». Je ne l’ai pourtant pas trouvée difficile à réaliser, même avec le livret un peu expéditif du patron. On va dire « Intermédiaire — » alors ?

Quelques critiques tout de même

Le patron indique 1,50 m de tissu pour la taille 44 que j’ai confectionnée. Il m’a fallu 1,45 m exactement. Il ne faut pas se planter dans le découpage des pièces ! Alors, certes, mon tissu nécessitait non pas de vrais raccords, mais au moins de faire attention au sens des pièces (tissu avec un haut et un bas) et d’aligner soigneusement le bas des pans avant et arrière. De plus, les parementures doivent être coupées dans le biais, alors pour qu’elles soient dans le bon sens et bien alignées sur le bas des pans, pas facile de les placer dans un coin pour économiser. Cela fait donc perdre un peu de tissu. Il suffit que la vendeuse fasse une erreur de découpe et vende un léger moins que le 1,50 m demandé…

Heureusement que j’en avait pris 2,20 m … car en plus il a fallu que je redécoupe les deux parementures avant :
Il y a une erreur dans le patron PDF : les deux parementures des pans avant sont en miroir. Pour les utiliser avec les pans avant tel qu’ils sont présentés sur le patron, il faut donc en fait découper les parementures en miroir par rapport aux pièces présentées sur le patron. Surement une confusion entre les deux versions possibles de la blouse (croisement vers la gauche ou vers la droite des pans avant) ? D’après mes recherches, je ne suis pas la seule à avoir été obligée de refaire les parementures.
Voilà pourquoi j’ai utilisé 1,70 m bien tassé au lieu de 1,50 m et un peu plus d’entoilage thermocollant que prévu.

Je n’ai pas placé les boutons sur les emplacements prévus. Ils m’ont semblé un peu… fantaisiste. En tout cas, pas du tout alignés et centrés. J’ai donc pris ma règle et fait comme il me semblait bien. Je n’étais pas loin, je n’ai eu besoin de réajuster que celui du haut.
Pour les boutons pression, les pans se tiennent bien, un seul suffira donc : celui du bas pour éviter que le pan intérieur ne tombe.

Très bonne fête à toutes les mamans
En fait, très bonne fête à toutes les femmes :-).

Blouse Idylle en deux versions

Après la familiarisation avec les accessoires, il fallait bien s’attaquer aux vêtements ! J’ai longuement réfléchi avant de sélectionner un modèle de chez Atelier Scämmit, la blouse Idylle, pour franchir ce pas… euh… ce gouffre.

Blouse Idylle de chez Scämmit
Dernières finitions sur le mannequin…
Blouse Idylle Atelier Scämmit

Crédit photo : Atelier Scämmit
Version de la boutique

Il me fallait un patron simple, accessible aux débutants, et que je puisse décliner en plusieurs versions pour me faire la main. Atelier Scämmit propose une vidéo détaillée (et gratuite !) pour accompagner la réalisation de chacun de ses modèles. Les patrons sont marges de couture incluses. Et ce modèle-ci est disponible en version papier. Je ne voulais en effet pas ajouter les inévitables accumulations de mini-erreurs d’assemblage aux erreurs de report et découpage que j’allais forcément faire. Enfin, et pas des moindres, les photos et la présentation du modèle montraient qu’il était possible de confectionner cette blouse dans un tissu demi-saison, assez chaud. Et les vêtements demi-saison sont justement ceux qui me manquent le plus.

La réalisation

Après ce premier choix cornélien est venu le second : choisir le / les tissu(s). Je me suis fait accompagnée par ma plus grande experte. Avec ma maman, nous avons choisi une flanelle bleu gris et une popeline de coton imprimée rouge. Et bien sûr, sans raccord. Comme je suis prudente, j’ai pris 2 m de chaque coupon au lieu d’1,50 m… On ne sait jamais. Et puis, il a bien fallu se lancer !

J’ai commencé par la version rouge. Le tissu nous semblait plus simple que la flanelle, peut-être un peu plus fuyante. Ma mère préfère éviter le découpage du tissu au pli, ce qui m’allait très bien. Je me voyais déjà ajouter encore plus d’approximations en découpant deux épaisseurs en même temps. J’ai donc reporté sur papier en préparant aussi les pièces en symétrie.

Les deux versions en photos

Blouse Idylle imprimé rouge

Blouse Idylle flanelle bleu gris

Mes personnalisations

Sur les conseils de ma maman, j’ai allongé de 3 cm au niveau de l’ourlet du bas, à la fois pour me laisser de la latitude d’ajustement sur moi mais aussi pour pouvoir faire un ourlet plus large (et donc plus lourd) pour permettre au tissu de mieux tomber. Et en effet, les deux versions n’ont pas tout à fait la même longueur : il m’a semblé que la plus chaude méritait un léger plus en longueur.

J’ai choisi d’éviter les boutonnières pour ce premier ouvrage. Le patron le rend possible : l’encolure est suffisante pour que la patte de boutonnage du dos puisse être seulement décorative.

J’ai prolongé la surpiqure qui m’a permis de fermer au niveau du dos sur l’ensemble de l’encolure. Elle part donc d’un seul tenant du V arrière du col, passe par l’encolure devant et repart sur l’arrière jusqu’en bas du dos. De toute façon, ma mère ne m’aurait certainement pas permis de laisser la blouse sans une surpiqure de finition !

Mes versions sont avec une encolure dos en forme de V léger. ça ne fait pas partie du patron original. Après vérification à la fin de la confection de la deuxième, on voit bien que l’encolure dos est droite. Sauf que quand j’ai réalisé la première version, je ne m’en suis pas du tout aperçue (et à ma décharge, ma mère non plus quand elle m’a aidé à positionner le dos pour la dernière piqure). A posteriori, je vois bien quelle a été mon erreur : j’ai simplement mal retourné les deux parementures de la patte de boutonnage, les angles ne sont pas suffisamment sortis. Sauf que, fait du hasard, le retournement a été identique sur les deux parementures ! donnant ainsi le même angle et donc un V bien régulier à l’encolure… Comme ça m’a bien plu, pour la deuxième j’ai volontairement laissé cette encolure en V en faisant bien attention à retourner mes deux parementures de la même façon. J’aime bien le petit plus chic que ça donne à la blouse.

Et enfin, j’ai fait les finitions d’ourlet manches et bas avec un surpiquage à la double aiguille : 3 mm pour les manches et 4 pour l’ourlet bas. J’ai commencé par le faire à l’ancienne, avec une surpiqure parallèle. Puis ma mère est venue à ma rescousse en me prêtant ses aiguilles doubles.

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 74,95 € pour les deux blouses
  • le patron papier : 15 €
  • popeline de coton Dapper collection (imprimé rouge petits noeuds et coeurs) – 7,90 / m : 15,80 €
  • flanelle gris bleu (léger imprimé étoiles en surimpression) – 9,50 € / m : 19 €
  • mercerie diverse (fil rouge et fil bleu à 1,85 € la bobine ; thermocollant – 1 m à 3,55 / m ; 6 boutons bleus pour 14,60 € et 6 boutons rouges pour 3,30 €) : 25,15 €

  • Cout réel estimé : 19,55 € pour la version rouge et 32,85 € pour la bleue (les boutons ! classe mais chers…).
  • Il reste un bon mètre de chacun des deux tissus. Pas de quoi refaire une blouse complète je pense, mais quelque chose sans manche (ou manche teeshirt) oui. En gros, 7 € pour la popeline rouge et 9 € pour la flanelle.
  • Les deux bobines de fil ne sont qu’entamées. Disons, 0,50 € chacun.
  • Je n’ai utilisé qu’un tiers du thermocollant. Soit environ 1,25 €.
  • En revanche, les boutons rouges ne conviennent pas, il faut que j’en trouve d’autres.

  • Temps de confection : 2 jours et demi par blouse

Étonnamment, je n’ai pas mis moins de temps pour la deuxième que pour la première, elle m’a fait un peu plus grincer des dents. Mais pour des broutilles d’inattention de ma part.

  • Report du patron sur papier et découpage : 3 heures (une seule fois)
  • Disposition des pièces papier sur le tissu et atermoiement avant de se lancer à la découpe : 1 heure
  • Découpe des pièces : 2 heures
  • 2 jours de couture chacune
  • Couture des boutons à la main : 1 heure.

Oui, bon, et donc ?

J’adore ! Je suis de parti pris – évidemment – mais j’adore le rendu et je crois avoir franchement fait du bon travail.

Les blouses sont jolies et elles tombent bien. Elles peuvent être portées chic ou décontracté. Sur mes jeans quotidiens, c’est top. Je crois qu’elle sera facilement déclinable sur un tissu léger et fluide, et même surement avec un tissu type soie pour une version habillée. La longueur est facilement ajustable, ça permet de coller au mieux au style qu’on souhaite donner à la blouse. Les coutures intérieures sont en couture anglaise, Johanna accorde une grande importance aux finitions qui ne se voient pas, signe de qualité.

Johanna, d’Atelier Scämmit, est très facile à suivre, avec des explications claires, précises et bien détaillées. La vidéo est parfois un peu difficile à suivre : on ne voit pas toujours bien le travail de couture sur le tissu foncé. Mais il n’y manque rien ou presque (la fin est un peu expédiée peut-être). Je ne me suis même pas servie du livret explicatif.

Si on met en rapport avec le fait que c’est ma première couture vêtement et que je suis allée au bout avec assez peu d’aide, ça montre que le patron et la vidéo sont bien faits.

Bref, contente et fière de moi 🙂 .

Si le modèle vous tente, foncez !

Tapis de couture pour ma machine à coudre

Je continue la confection des ouvrages « débutant » avec cette fois-ci un tapis de couture pour machine à coudre. Plutôt deux d’ailleurs. Le premier a tout juste eu le temps d’être essayé sur une trousse qu’il a trouvé acquéreur…

Tapis de couture
La deuxième version du tapis de couture

La réalisation du tapis de couture

Rien de bien compliqué dans cet ouvrage : il s’agit uniquement de lignes de couture droites et de deux panneaux avec une face extérieure et une face doublure. Il suffit donc de coudre deux panneaux, de les retourner et de les assembler.

Les deux seuls points à réfléchir sont la taille du rabat avec les poches (hauteur du rabat pour ne pas être gêné au niveau des jambes – par rapport à la hauteur de la chaise et de la table – et nombre de poches) ; ainsi que le choix de piquer les poches à la fin de l’ouvrage (et donc de piquer y compris de façon visible sur la face inférieure du tapis) ou uniquement sur le panneau extérieur avant couture (pour rendre les coutures des poches invisibles sur la face inférieure).

La hauteur du rabat

Pour ma première version, j’avais opté une hauteur de 13 cm (qui faisait en fait plutôt 14 cm car l’assemblage n’était pas strictement au bord). Finalement, c’était un peu haut. Pas de beaucoup, mais suffisant pour que ça me gêne. Et puis surtout, c’était trop haut pour ce que je voulais mettre dans les poches : les outils y disparaissaient. C’était peu pratique pour les piocher dedans.

Pour la deuxième version, j’ai opté pour une hauteur de rabat / de poches de 10 cm. C’est nettement mieux. Je ne suis plus gênée au niveau des jambes et mes outils dépassent de la poche, c’est plus facile pour les attraper.

Le nombre de poches

Chacun fait comme il veut / comme il a besoin.

J’en voulais 4. Pas tant que j’ai tant de trucs à y mettre (d’ailleurs ça se voit sur la photo), mais je ne voulais pas des poches trop larges où les objets finissent par glisser au fond.

Sur ma première version, les poches sont ultra-classiques, avec ouverture sur le haut. Résultat, ma paire de ciseaux me gênait au niveau du bras droit (qui tapait dedans). Donc sur la deuxième version, la poche de droite est en fait coupée en deux dans la diagonale (disons plutôt oblique), avec une ouverture sur le haut pour la poche supérieure et une ouverture à droite pour la poche inférieure, celle qui accueille la paire de ciseaux. J’ai déterminé la ligne de couture de façon à laisser assez d’aisance à la paire de ciseaux, tout en étant suffisamment resserrée pour qu’elle soit maintenue. Beaucoup mieux ! La paire ne tombe pas, elle ne me cogne pas le bras. Et la poche supérieure est nickel pour mon mètre ruban qui ne se perd plus au fond d’une poche haute.

Cela donne ça :

La piqure des poches

J’ai choisi de piquer l’ensemble du panneau (face avant et face arrière, après assemblage complet du panneau) : ainsi les lignes de couture des poches assurent un maintien ensemble des deux tissus avant et doublure. ça évite la déformation et que les deux panneaux glissent l’un contre l’autre.

Les lignes de piqure se voient donc. Sur l’envers du tapis…

La confection

J’ai entoilé le panneau supérieure (visible, en cretonne enduite) avec un thermocollant molleton, en laissant les marges de couture sans entoilage). Et j’ai entoilé le coupon pour les poches avec un thermocollant non tissé moyen.

Les deux panneaux ont été réalisés de façon indépendante : cousus sur l’envers puis retournés et terminés par une couture de propreté sur tout le tour (ce qui ferme en plus la couture de base).

Puis le panneau du rabat à poche a été cousu appliqué sur la face supérieure du tapis. Et terminé par les piqures pour les poches.

Ultra-simple.

Le tapis de couture en photos

Une petite série de photos des deux versions :

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 14,30 €

Achats « plus ou moins » dédiés (disons que j’ai acheté parce que ça me plaisait) :

  • Cretonne enduite Éventail doré – 1 m à 14,30 €/m (métrage d’ameublement) : 14,30 €

Déjà en stock :

  • Sergé Séréna écru
  • Fil écru

  • Cout réel estimé : environ 10,25 €
  • Panneau 55 x 48 cm de cretonne enduite et un rectangle de 55 x 10 cm : 3,5 €
  • Panneau 55 x 48 cm de sergé écru et un rectangle de 55 x 10 cm – 10,99 €/m : 2,5 € €
  • Coupon d’entoilage molleton (53 x 46) – 7,49 €/m : 3,75 €
  • Coupon d’entoilage moyen (53 x 10 cm) – 3,50 €/m : 0,50 €

  • Dimensions : 53 cm de longueur sur 46 cm de largeur

Avec un rabat à poche de 10,5 cm de haut (petit retour décoratif de la doublure sur l’avant) sur la largeur.

  • Temps de confection : 3 heures

Essentiellement parce que j’étais fatiguée :

J’ai donc mis en vitesse lente sur la machine pour assurer des lignes bien droites. J’ai aussi pris mon temps pour faire des découpes bien à l’équerre.

Et surtout parce que justement fatiguée, j’ai fait et défait 3 fois au niveau de la poche sur le côté pour la paire de ciseaux. Pas parce que ce que je faisais était mal fait. Non, juste parce que je me rendais compte après coup que je n’avais pas fait ce que j’avais décidé de faire (genre, j’ai cousu le côté droit du rabat des poches, en oubliant que je voulais laisser une ouverture).

Petit retour sur ouvrage

Attention, ça glisse (enfin, plus exactement ma mère trouve que ça glisse). Mais comme moi, de toute façon, je pose le tout sur mon sous-main anti-dérapant en silicone (ça protège la table et ça absorbe un peu les vibrations), ça ne bouge pas. Mais c’est à prévoir.

Côté praticité, c’est adopté : je n’ai plus ma boite à couture à côté de moi. Je prends simplement les outils que j’utilise en permanence et je les mets dans les poches, puis je range la boite. ça libère l’espace autour. Et surtout, je ne cherche plus mon découd-vite ou ma paire de ciseaux de brodeuse.

Testé, approuvé, adopté… sur les cousettes de ce weekend : encore des trousses, une autre série de carrés démaquillants et un petit sac à chaussures.

Rendez-vous dans un prochain billet ?

Organisateur de sac, version 2 !

Oui, c’était mon weekend version 2:-D ! Après la nouvelle housse pour ma tablette, c’est à un deuxième organisateur de sac que je me suis attaquée, pour améliorer mon premier.

La réalisation

Cette fois-ci, ce n’était pas pour améliorer la confection / couture, car j’étais vraiment contente de mon premier ouvrage, mais pour changer 2 / 3 choses dans la conception. J’ai même gardé exactement les mêmes tissus. Et j’ai suivi une nouvelle fois le tuto Organisateur de sac de Karoline Création.

J’ai donc ajouté une pochette fermée par 2 scratchs, pour les fameuses petites choses à ranger avec discrétion 😉 : J’ai conçu une pochette exactement sur le même modèle que ma housse pour tablette (en ajustant le format évidemment). Je l’ai cousue en appliqué sur le pan qui devait devenir les poches extérieures. J’ai laissé le haut (ce qui est sous le rabat) non cousu, ce qui ajoute encore une poche derrière.

Pour la taille, j’ai allongé l’organisateur de 5 cm (bon au final, 6 cm aurait été mieux, dire que j’ai hésité…), ce qui me permet donc maintenant de ranger aussi mon étui à lunettes et ma brosse à cheveux.
D’origine, je n’ai pas changé la hauteur et la profondeur, mais comme cette fois-ci, je ne me suis pas trompée sur mes angles (4 cm x 3 cm et non pas 4,5 cm x 4 cm), l’organisateur est légèrement plus haut et moins large. Tout loge, avec aisance, donc pas de souci.

J’ai changé un peu l’entoilage : J’ai entoilé avec un thermocollant plus rigide les deux pans de structure (ceux qui supportent les pans des poches). En revanche, je n’ai pas entoilé les pans des poches, seulement la petite poche en appliqué avec un entoilage léger pour rigidifier le rabat. Cela ne perd pas en tenue, mais ça allège un peu l’ensemble en particulier en épaisseur.

En photos

Quelques infos pratiques

  • Investissement financier : aucun

Tout était déjà en stock.

  • Fournitures et cout réel estimé : 6,50 €
  • Cretonne imprimée Origami gris sur blanc – un gros tiers du coupon (il y a la pochette en plus) : 2,50 €
  • Cretonne imprimée Origami blanc sur gris – un tiers du coupon : 2 €
  • Entoilage tissé thermocollant lourd et rigide – la moitié restante du coupon de 1 m : 1,50 €
  • Une chute (27 cm x 20 cm)de thermocollant léger Vlieseline H200 (à 5,99 €/m) : 0,25 €
  • 1 scratch (coupé en deux, pour faire 2 attaches) : 0,25 €
  • Fil blanc

  • Dimensions :

Organisateur fini : Long 28 cm x Larg 8 cm x Haut 16 cm

Dimensions des coupons :

  • Coupons intérieurs (structure) : 2 coupons de 44 cm x 37 cm
  • Coupons des poches intérieure et extérieures : 4 coupons de 36 cm x 37 cm
  • Pochette à rabat : 22 cm x 27 cm (pour une pochette de 10 cm x 20 cm avec un rabat de 5 cm)

  • Temps de confection : 6 grosses heures

J’ai pris du temps pour faire les découpes (entre l’entoilage et la découpe, 2 bonnes heures). Je voulais avoir des coupons bien d’équerre pour introduire le moins d’erreurs possibles. Bon… même avec des coupons tracés au cordeau et toute la minutie que j’ai pu y mettre, à la fin mes deux coupons de structure étaient assemblés de guingois 🙁 (mais mes poches sont bien ajustées en face les unes des autres !). Donc, c’est au niveau de mon assemblage et de ma couture que ça pêche.

Et puis, je surfile tout, donc ça prend aussi du temps. Est-ce bien utile ? je n’aime pas que ça s’effiloche quand je couds, mais bon…

Alors ? V1 ou V2 ?

Version 2, sans hésitation !

Côté couture et travail, je suis aussi contente de l’un comme de l’autre. Mais la V2 est ce qu’il me faut au niveau rangement. J’ai même 2 poches vides ! Celle sous la pochette à rabat et une extérieure.

Mais c’est vrai qu’il est plus long. Il ne logera donc pas dans tous mes sacs à main. Il va bien dans mon actuel. Mais il faudra reprendre la V1 si je change de sac.

Ou que j’en fasse un autre, à la bonne taille du suivant…