Réalisations Réalisations Couture Vêtements

Deux Andrea V2 quasi identiques

J’en ai déjà parlé ici, sweat Everest, des Bobines Patterns, les tissus sweat chauds, doux et beaux sont un des mes graals. C’est la raison essentielle de mon achat de la box Anaka 2. Alors quand j’ai vu que Karoline et Anaïs proposaient les coupons restants, j’ai sauté sur l’occasion. J’avais hésité entre le bleu et le gris chiné, alors pour le coup, j’ai pris le gris. Et tant qu’à faire, aussi un coupon pour ma maman ! Objectif : un sweat Andrea V2, de Petit Patron.

La réalisation

J’aurais pu refaire un Everest, dont j’ai bien aimé la ligne plus ajustée que Andrea. Mais je préfère le col rond d’Andrea, de Petit Patron, et je n’avais pas réussi à l’adapter vraiment comme il faut sur Everest. Quant à Courcelles, il ne m’a pas convaincu (j’attends de voir ce que donne Monceau). De plus, une version 2 d’Andrea est sorti en février, annoncée comme plus finie, plus aboutie. ça me disait de la tester.

J’ai donc réimprimé le patron. Comme j’ai commencé par le pull de ma maman, j’ai consulté le tableau de mensurations. Qu’est-ce que j’ai bien fait ! Les tailles ne sont pas tout à fait identiques. En gros, je dirais que pour les premières tailles, elles ont été descendues d’une taille. Là où j’ai fait un 40 la première fois, c’est un 38 que j’ai fait ici. Pour ma maman, c’est un 40 ajusté au 42 à la taille. Là, je suis un peu sceptique, ça me parait un peu étroit. Mais, confinement oblige, l’essai attendra.

Pour mettre un peu de couleur au gris foncé, j’ai fait col, poignets et bande d’ourlet avec le reste du bleu pour ma maman. Pareil pour le mien, mais sans bande du bas, j’ai préféré un ourlet simple pour garder une ligne au corps.

En photos

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 77 € pour 2 sweats
  • 2 coupons du sweat gris chiné, à 29 € le coupon, plus les frais de port : 77 €. Chaque coupon est en 165 cm de laize, avec une longueur de 150 cm.

  • Cout réel estimé : environ 56 €, soit 28 € chaque sweat
  • Des deux coupons, j’ai utilisé 1 m 10 du premier et 70 cm sur un peu plus de la moitié de la laize de l’autre (grrrrrr, comment perdre du tissu quand on est pas attentive ! j’ai coupé ma toute dernière pièce dans le mauvais sens !).
  • Il me reste de quoi faire un sweat, si je ne fais pas d’erreur, enfin j’espère. En gros donc, 2 coupons pour 3 sweats : 51,35 €
  • Fil Gütermann noir – une demi-bobine de 250 : 2,50 €
  • Fournitures diverses – fils surjeteuse, de quoi relever deux versions du patron (toujours en double pour découpe à plat)… : 2 / 3 € ?

  • Temps de confection : 6 grosses heures par sweat
  • assemblage du PDF, découpage ou relevé du patron : 2 petites heures (comme il faut réassembler les pièces faites pour une version 3 bandes, ça prend un peu plus de temps)
  • découpe des pièces : 30 min
  • couture : 4 heures

Alors, verdict ?

Cette version 2 me plait beaucoup, encore plus que la première. Le patron a vraiment été retravaillé, avec ajout d’indications pour aider un débutant. Le tracé des pièces a été modifié, plutôt en bien je trouve.

Le seul reproche, c’est la marge de couture à 1 cm, alors qu’il s’assemble quand même plus à la surjeteuse. Mais c’est en fait le pendant du “patron débutant”, donc pensé pour être assemblé au point stretch de la machine à coudre. Perso, je ne m’en suis même pas occupée : en fait, j’ai fait à la surjeteuse comme si la marge incluse était en fait de 0,7 cm, pas de 1 cm. Attention donc, ça signifie que si on respecte le 1 cm inclus, il taille un peu petit vu que moi il taille nickel.

Voilà donc un pull qui me plait ! Chaud, doux, facile d’entretien… Bon, un peu trop gris noir, je préfère le clair. Mais pas grave. Le tissu est vraiment beau.

Réalisations Réalisations Couture Vêtements

Robe Eleanora, d’Artesane

Oui, la robe Eleanora d’Artesane est sensée être le modèle de novembre et nous sommes fin avril… Mhmm, il me faut donc environ 3 mois pour chacun des modèles… Il me faudra donc 2 bonnes années pour arriver au dernier modèle… Bon, et Eléanora donc :

La réalisation

Dans les grandes lignes

Je n’en ai pas fait mystère, c’est probablement le modèle que j’aime le moins du livre, voire que je n’aime pas tout court. J’ai bien essayé de la proposer à d’autres, mais chez moi, personne n’en a voulu… ça partait mal.

J’ai quand même essayé de mettre les chances de mon côté en choisissant un beau tissu, cher !, qui me plaisait : la viscose Shine Night, d’Atelier Brunette.

Pour le reste, j’ai fait la version de base proposée (et je n’en ferai pas d’autre, ni de base, ni en variantes), sans les rubans au poignet. Simple simple quoi. Je vais seulement ajouter de l’élastique à la taille pour la froncer légèrement, mais actuellement, même si on avait le droit de sortir, l’élastique c’est la denrée rarissime, ça attendra donc.

Des galères ?

Sur le montage

J’ai galéré sur le montage des bracelets et pourtant, j’ai fait la version simple : sans les rubans. Je n’ai pas trouvé le montage intuitif et les explications nébuleuses. Après coup (enfin deux coups), oui, maintenant je vois bien. Mais pour assurer le truc, j’ai fait des photos des étapes pendant le montage de la toile.

J’ai aussi eu des difficultés sur le montage des poches. Sur la toile, j’avais beau mettre ensemble les pièces gauches ensemble et les droites ensemble, je n’arrivais pas à avoir une ligne droite. J’ai tourné dans tous les sens plusieurs fois. Je me suis dit que j’avais mal identifié mes pièces. Sur la version finale, j’ai donc été super attentive à tout identifier “pièces A” et “pièces B”, pour être sure de mettre ensemble les A ou les B. Et c’est là que je me dis qu’il doit y avoir une inversion de la pièce n°10 sur le patron. Parce que je suis sure de moi et de mon identification. Mais j’ai été obligée de mettre la 10B sur la ligne A et la 10A sur la ligne B… Alors que tout le montage des deux poches, avec cette identification A / B, ça s’est fait tout seul.

Du mauvais travail ?

L’ourlet final… Je savais avec la toile que je voulais réduire la longueur de 15 cm, voire 16 (sur la toile, j’ai coupé de 15 et fait un ourlet de 1,5 cm). Comme je voulais faire un ourlet invisible à la machine, j’ai bien soigneusement relevé -12 cm, pour faire un surjet puis premier ourlet simple à 1 cm, puis ourlet invisible à 2 cm. Puis j’ai coupé. Et fait direct mon ourlet invisible, tout bien fini. Sans avoir vérifié l’aplomb de la robe…

Toujours vérifier l’aplomb d’une jupe avant de coudre l’ourlet !

À ma décharge, l’aplomb de ma toile tombait nickel, donc je ne me suis pas posée de question. Ai-je vraiment mal travaillé ? Est-ce que le tissu n’était pas de si bonne qualité que ça ? Ou bien est-ce que la viscose se déforme-t-elle toujours autant que ça ? et pourtant, j’avais amidonné… Toute la jupe était déformée ! Des vagues dans tous les sens. Bon, j’exagère un peu. Mais j’avais des différences de près de 5 cm par endroit… (étonnement de façon symétrique : les deux côtés, au niveau des poches).

J’ai mis plus de 2 heures à retrouver une ligne d’aplomb sur la jupe. À coup d’essais, essayages, tentatives à l’aveugle. Je n’avais pas d’outil de marquage efficace, genre projection de poudre de craie, car le marquage au crayon sur la viscose dans le vide… euh non, ça ne fonctionne pas. Donc tout à l’épinglage sur mannequin.

J’ai dû me résoudre à abandonner mon ourlet invisible, pour un surjet et ourlet simple, sinon j’aurais dû recouper un peu trop.

Et je ne suis pas ultra satisfaite du résultat.

Et on en parle de l’effilochage !

Ce n’est une surprise pour personne, mais la viscose, ça s’effiloche. Mais ça ne me semblait pas si pire que ça. Donc je l’ai tenté “respectueuse de la gamme de montage”. C’est à dire surjet uniquement quand on me l’indique dans les étapes et seulement sur les côtés indiqués.

Oui, OK…

Mais non.

Quand j’ai eu fini le haut, j’avais près d’un demi-centimètre mangé sur les bords au niveau de la taille ! Encore quelques fils partis et je ne pouvais plus coudre à la marge demandée. Alors j’ai envoyé valsé les instructions de surjet restantes et j’ai surjeté tous les côtés de toutes les pièces restantes. Ce qui veut d’ailleurs dire que je j’ai pas assemblé par surjet certaines coutures comme indiqué dans la gamme de montage. Mais tant pis.

Leçon ? Toujours surjeter / surfiler avant de commencer… Ce n’est pas comme si je ne le savais pas…

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 52,75 €
  • Viscose Shine Nigth, Atelier Brunette – 2,40 m (à 19,90 € / m) : 47,76 €
  • Fil Gütermann coloris 665 (bobine de 250 m) : 4,99 €
  • Il manque encore : l’élastique

  • Cout réel estimé : 46,30 €
  • Viscose Shine Night – 2 m : 39,80 €
  • Environ la moitié de la bobine de fil : 2,50 €
  • Fournitures diverses (fils noirs surjeteuse, entoilage, papier patron soie, toile écru Ikea…) : 4 € ?

Je ne compte pas l’investissement dans le livre ou l’impression des patrons chez l’imprimeur, que je passe plutôt dans ma formation personnelle.

  • Temps de confection : 5 jours
  • Relevé (et découpe) du patron initial – en double pour découpe à plat : 1 grosse après-midi complète (il y en a des pièces !)
  • Assemblage de la toile : 2 jours complets, avec les galères, et pourtant pas de surjet ou d’entoilage…
  • Découpe du tissu – en double avec découpe à plat , et marquage des pièces : 4 heures
  • Confection de la version finale : 2 jours

Alors, verdict ?

Franchement ? Sans surprise, je ne l’aime pas.

Le tissu est joli (bon, en même temps, je l’ai choisi). Mais je le crois un peu transparent. ça c’est le détail qui me chagrine sur les robes, je trouve que ça manque de classe.

Quant au modèle de la robe… décidément, je le trouve mémérisant au possible. Pas de ligne d’élégance, ça tombe au large du corps (un peu comme la robe Matera d’Artesane, pas réussie non plus), ça fait donc sac. Avec la longueur initiale, c’est encore pire, ça m’arrivait en haut du mollet (stature 1 m 58). Les poches décollées et tombantes ajoutent une impression de lourdeur à l’ensemble.

Peut-être que l’élastique arrangera un peu la ligne générale (j’ai essayé avec une simple ficelle, pour voir ce que ça donne resserré), mais je n’y crois pas plus que ça.

Petites remarques utiles

La gamme de montage indique un métrage de 2,70 m pour une découpe au pli.

J’ai commandé 2 m 40 et il me restait 50 cm sur la longueur ! Pour une robe coupée en taille 40 et sans la réduction de longueur de jupe. Je pense donc qu’en étant minutieux, on peut tout caser dans 2 m.

Avec les 50 cm qui me restaient, j’ai fait 2 foulards écharpe : un de largeur 35 cm, classique (mais un peu court en longueur – laize de 140) et un étroit (un peu moins de 20 cm) très utile en ce moment pour me servir de bandeau pour retenir mes cheveux ! Pour l’ourlet, j’ai fait un classique ourlet roulotté avec le fil d’aiguille en Gütermann vert 870 (celui du sergé vert canard de la jupe Ambrosia) qui allait super bien avec une des trois couleurs des petits carrés. ça donne un peu de pep’s au foulard.

Pour le coup, mes deux foulards me plaisent bien !

Et maintenant ?

CAP Artesane en pause : Je n’ai plus de toile écru Ikea et je n’ai pas non plus le tissu pour l’exercice imposé suivant, la chemise Adelise.

Il me reste 2 coupons – identiques – d’une autre viscose d’Atelier Brunette : un pour une deuxième blouse Artesane. Et l’autre, on verra. Peut-être que je vais tenter un autre Divertissant, une taille en dessous.

Ensuite, ben on attendra le déconfinement autre que essentiel.

Top Divertissant
Réalisations Réalisations Couture Vêtements

Top Divertissant, Her Little World

J’ai plusieurs projets en préparation, mais ce petit top Divertissant, de Her Little World, sorti par la créatrice comme une “couture confinement”, m’a vraiment tapé dans l’oeil. Et je venais juste de récupérer un coupon de coton imprimé gris perle à petits pois blancs, frais, tout en légèreté (pour faire des masques ! quelle idée de gaspillage !). Bref, j’ai mis de côté mon éternel projet en cours (la fameuse robe Eleanora…) et je me suis lancée !

Oui, la photo est floue…

La réalisation

Plusieurs variantes pour ce top, et la créatrice va encore en ajouter : col V / col carré / col rond, manches longues ou très courtes. J’ai donc choisi le col V et les manches courtes (mais moins que proposé par le patron).

Les fournitures en mode « Confinement » :

Confinement oblige, j’ai fait avec ce que j’avais :

La dentelle sur l’encolure ne fait que la longueur de l’encolure. Je n’avais pas plus, et de toute façon pas pour faire toute la longueur de l’empiècement devant comme j’aurais aimé le faire.

Je n’avais pas de fil gris perle. Alors j’ai tout cousu au fil écru. J’ai ensuite tout surpiqué avec du fil de broderie machine en rayonne mi blanc mi crème – blanc cassé selon Gütermann, donc légèrement brillant. Les surpiqures sont doubles tout le long de toutes les coutures, tout comme pour les ourlets.

Des adaptations choisies ?

Choisies, parce que toutes ne l’ont pas été…

J’ai allongé les manches de 2 cm, je trouvais que c’était un peu court, un peu déséquilibré, sur le modèle de base. J’aime bien comme ça.

Mon coton n’est pas transparent, alors je n’ai pas vu l’intérêt de faire l’empiècement devant en double comme l’indique le patron (en plus, j’avais repéré que si je faisais attention à ne pas gaspiller, je devais pouvoir faire un autre top dans le coupon). J’ai préféré faire une parementure (j’ai coupé à environ 12 cm du haut).

En photos

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 5 € !

ça va, je ne me suis pas ruinée. Le confinement c’est bon pour le portemonnaie…

  • Cout réel estimé : aucune idée… puisque le fil de broderie en rayonne me vient de ma mère, tout comme le coupon de tissu ; le morceau de dentelle est un vestige d’un atelier scrap ; et le fil écru est mon fil de base.
  • Coupon de tissu Denseho – 04561 gris perle à pois blancs (aucune idée de la provenance) – coton imprimé : environ 80 cm sur 140 de laize
  • Fil à broderie machine Gütermann Vici 40, coloris 111 (100% viscose)
  • 30 cm de dentelle écru largeur 10 mm
  • Fil écru

  • Temps de confection : 1 journée et demi
  • Assemblage du patron – en double pour une découpe à plat : 30 min
  • Découpe du patron (sans marge de couture !) – toujours en double donc : 1 heure
  • Dépose des pièces sur tissu et Relevé des marges de couture sur tissu – qu’est-ce que je déteste ! : 3 heures !
  • Découpe des pièces – toujours en double donc : une bonne heure
  • Confection (du surjetage aux finitions) : une journée

Alors, verdict ?

Et bien… verdict en demi-teinte.

Les demi-teintes en négatif

Le patronage

Décidément, je n’aime pas les patrons sans marge de couture. Mais OK, j’en comprends leur intérêt, donc je ne discute pas.

En revanche, là, à l’absence de marges de couture s’ajoute un patronage à trait épais, à traits tous en noirs et avec des feuilles à assembler bord à bord sans repère d’assemblage. Bref tout pour que les erreurs se cumulent ! Un demi-millimètre de trait épais par-ci, un millimètre de traçage de marge par-là (parce que personne ne peux tracer son trait pile poil là où est sa règle !), un décalage de feuille par ailleurs…

Pour finir, il n’y a pas de calques sur le patron, donc ça occasionne plus de confusion…

Bref, le patron, bof, je n’ai pas accroché.

Le cahier technique

Je ne connaissais pas Her Little World. Le cahier technique est dans l’ensemble clair et précis. Mais je crois tout de même que ce patron-ci en tout cas a peut-être été sorti un peu vite : les photos sont floues (et dommage, pour une étape, celle avec le plus de photos descriptives, j’en ai eu besoin !), ça m’a vraiment gênée pour la pose de la bande de finition. 2 / 3 étapes sont un peu expédiées, avec quelques détails manquants. Pas rédhibitoire, mais ça ça grandement participé au long temps de réalisation ! J’ai parfois eu besoin de décoder ce qu’il fallait faire.

Le choix de finition

Je n’adhère pas du tout au choix de finition de l’encolure par une bande de finition, qui n’est même pas finie ! : une simple bande de 4 cm repliée envers contre envers, c’est tout. Puis posée sur l’encolure et rabattue. Résultat, j’ai quand même surfilé la bande, histoire qu’elle ne s’effiloche pas.

Le résultat est très moyen je trouve. On voit quand même le bord à cru de la bande au niveau de l’encolure. Et bien sûr tout le long des deux côtés de l’empiècement intérieur devant !

Le résultat sur moi

On le voit bien sûr les photos : l’encolure est trop grande, partout des épaules au décolleté, et l’encolure baille. ça c’est pour ce qui est visible et que je n’ai pas réussi à réajuster, à rattraper après finition. Ce qui n’est pas visible, c’est que j’ai dû réduire d’une taille complète des deux côtés. La blouse est trop grande en ampleur et en décolleté. Mais pas aux hanches et à l’entournure manches / épaules ! Pour précision, je suis pile exactement dans la taille 40 pour les 3 mensurations demandées : poitrine, hanche et taille.

Je ne sais pas trop comment adapter ça pour un éventuel prochain essai : je ne peux pas descendre d’une taille sinon je ne l’enfile plus, mais l’encolure trop grande, c’est moche.

Les demi-teintes en positif

J’aime vraiment le modèle, c’est dommage ! Je suis un peu refroidie et pourtant le modèle en lui-même me plait. J’aimerai vraiment tenter une version col arrondi et une version manches longues. Et si ça se trouve, les prochaines versions seront aussi sympas ! Mais si je ne trouve pas à arranger cette encolure…

J’adore le tissu (ça aurait bien été dommage de le gaspiller en masques de prévention…). Il est agréable à porter, léger et doux, tout en ayant de la tenue.

Je regrette un peu de ne pas avoir eu assez de dentelle pour faire le tour de l’empiècement, mais en même temps, ça aurait peut-être fait trop.

Les surpiques en fil brillant (mais pas trop) partout, j’aime beaucoup (bon, je suis fan de surpiqure, je crois que ça se voit, j’en mets systématiquement).

Accessoires et autres Réalisations Réalisations Couture

Organiseur d’aiguilles de machine à coudre

C’est une réalisation postée sur Thread&Needles qui m’a interpellée : un organiseur d’aiguilles pour machine à coudre, réalisée à partir de ce tutoriel : Tuto : l’organiseur d’aiguilles par L’instant Campagne. J’ai profité de mon premier jour de vacances hier et d’une réunion entre copines pour le coudre (vidéoconférence bien sûr ! #RestezChezVous !).

Bon, le moins qu’on puisse dire c’est que cela n’a pas été ma meilleure cousette ! Je pense même qu’on pourrait la classer dans les pires…

Organiseur d’aiguilles machine à coudre

Côté « première fois / découverte », il y a eu la couture d’une bande velcro (bon, pas très difficile) et l’utilisation d’écritures brodées (à part le mot « Pain » sur mon sac à pain, je n’avais pas fait…).

Le côté « réunion entre copines » n’a probablement pas été étranger à l’accumulation de bêtises dignes d’un débutant : broderies par sur les bonnes lignes, lignes en trop…. Mais la conception même de l’organiseur et les étapes proposées n’ont pas dû aider : colonnes trop étroites ou poches du bas mal placées (les boites d’aiguilles ne rentrent pas dedans ! sauf les Schmetz petite boite).

Parmi les plus gros défauts, voilà ceux qui m’ont vraiment fait bondir :

Côté conception, j’ai suivi strictement le tuto : molleton thermocollant sur le tissu extérieur et sur le tissu intérieur ; broderies après pose du thermocollant. J’ai même fait la même finition extérieure : tissu contrastant avec passepoil.

À mon avis, les broderies après la pose du molleton thermocollant, c’est une erreur. Pas la couture des lignes, là, c’est indispensable, ça permet le maintien. Mais pour les écritures brodées, je pense qu’il faut le faire sur tissu libre, en tout premier. Et le passepoil sur le tissu contrastant extérieur, je trouve que ça ajoute une boursouflure pas esthétique.

Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas restée sur cette vilaine réalisation ! Et que j’ai remis l’ouvrage sur le métier dès ce matin !

Organiseur d’aiguilles version 2 !

Être dimanche et en confinement oblige à être inventif ! Ma première version avait fini mon reste de molleton thermocollant et bien entamé les chutes de tissus que j’avais envie d’utiliser : en particulier, plus de chutes de blanc ou écru uni, et mon tissu extérieur rouge n’était plus qu’en bande trop étroite.

Choix confinement compatible

Alors, à la place du molleton thermocollant, j’ai utilisé une chute de molleton sweat poils longs (modal rayonne de mon sweat Everest). J’ai entoilé le tissu extérieur pour compenser et rigidifier le tout.

Pour mes chutes de tissu extérieur pas assez larges, j’ai assemblé deux bandes pour former un morceau assez large et j’ai caché la couture d’assemblage par une bande de tissu contrastant et un ruban (mieux que le passepoil, ça ne fait pas boursouflure).

Je n’ai pas réutilisé le même tissu vert contrastant, me souvenant hier pourquoi je n’avais pas aimé le coudre. C’est une vraie plaie ! En plus, je n’avais plus de chute assez large, et là, je ne voulais pas d’un assemblage. J’ai donc pris un tissu contrastant plus facile.

Enfin, pour le tissu intérieur, obligatoirement clair et uni, il ne me restait plus qu’une seule chute avec les bonnes dimensions : le nid d’abeille de ma toute première couture (Premiers pas en couture), dont il me restait vraiment pile la bonne taille.

J’ai aussi modifié le dessin du quadrillage

Essentiellement, j’ai élargi les colonnes de 3 à 4 cm et j’ai déplacé la bande pochette sur la couture du bas, sans laisser de bande vide (en plus, c’est quand même plus facile à assembler puisque c’est pris dans la couture générale).

Et donc ? Organiseur d’aiguilles, version 2

Un peu plus de concentration et de réflexion pré-travail, ça aide bien ! Déjà, je n’ai pas fait les bêtises de couture…

Le sweat molleton, c’est super ! Plus confortable et même plus épais que deux épaisseurs que le molleton thermocollant. Je recommande ! En revanche, l’entoilage du tissu extérieur, c’était peut-être à éviter.

J’ai brodé toutes les écritures sur le tissu libre, c’est plus facile. Mais je n’ai encore pas laissé assez de marge entre la marge de couture et le début des mots (0,5 cm pourtant, mais on voit que ce n’est pas assez). C’est seulement ensuite que j’ai ajouté le molleton pour faire le quadrillage. Et j’ai sécurisé chacune des étapes de l’assemblage par des coutures de sécurité dans les marges de couture (en particulier l’assemblage molleton / tissu intérieur, avant de faire le quadrillage).

J’ai ajouté un morceau de ruban replié sur lui-même et cousu au point triple mais grande longueur, pour pouvoir y glisser mon aiguille à broder. La pointe est en effet trop grosse et trop ronde pour piquer le tissu. Avec une couture à longs points, l’aiguille glisse bien sous le ruban, tout en étant bien maintenue.

Les poches du bas sont plus larges, au moins les boites rentrent. Bon, pour le coup, les poches sont un peu trop larges, les boites ballottent un peu. Peut-être que j’aurai dû les faire moins larges, en mettant une bande décorative non utile de chaque côté.

Au final, j’ai pu ranger toutes mes aiguilles : sur la grille pour celles en cours d’utilisation, dans les pochettes pour les boites. Ce n’est pas plus encombrant que ma boite originelle (beaucoup moins épais, même si c’est plus en longueur, ça loge nickel dans ma boite à couture). Et j’ai enfin à portée de main mon aiguille à broder et deux aiguilles à coudre (je passais mon temps à aller en récupérer une dans ma boite à aiguilles).

Bref, j’adopte !

Robe Yselda
Réalisations Réalisations Couture Vêtements

Robe Yselda, d’Artesane

Bon, certes, j’avance aussi lentement qu’une tortue, mais avec détermination ! Donc, après la jupe Ambrosia, de septembre, j’ai enfin fini la robe Yselda d’octobre, du livre Passez votre CAP couture avec Artesane.com.

J’ai opté pour un mixte entre le modèle de base (au niveau du patron) et de la variation 1 pour les finitions. Cela donne donc la robe de base avec surpiqures sur l’ensemble et fermeture de la goutte d’eau par un bouton et une bride.

Robe Yselda

La réalisation

Toile préalable

Comme pour la jupe Ambrosia, j’ai fait une toile.

D’abord parce que je restais persuadée que la robe serait trop courte (malgré que ce ne fut pas le cas pour Ambrosia au final). Ensuite parce que mon seul essai de robe avec découpes princesse était Matera d’Artesane, qui fut un échec. Pas tant sur la réalisation, que ma chef vérificatrice (ma maman quoi ^^) a validé, mais sur le résultat importable d’une robe 4 fois trop grande. Les quelques messages sur l’assemblage des parementures emmanchures sur les réseaux sociaux me rendaient prudente aussi… Dans tous les cas, faire une toile préalable, c’est un bon entrainement.

Bon, finalement, pas de difficulté pour assembler cette toile. J’ai trouvé ce modèle plutôt facile en fait, comparé aux plis parallèles d’Ambrosia (que j’avais pourtant réalisés plusieurs fois). Alors, disons que facile n’est peut-être pas le mot, mais en tout cas je n’ai pas eu de difficultés particulières ni à assembler ni à suivre la gamme de montage.

Assemblage et apprentissage

Quand j’ai commencé à travailler sur le livre Passez votre CAP avec Artesane.com, j’ai décidé de faire les modèles en suivant les contraintes du CAP (pleine vitesse, pas de pieds presseurs spéciaux, tissus découpés au pli…). Finalement, j’ai un peu assoupli ça : j’ai fait la toile d’Yselda en respectant à peu près ces contraintes, en revanche pour le modèle réel, non. J’ai décidé de profiter des bonus de ma machine : variateur de vitesse sur la machine en plus du régulateur de vitesse sur la pédale, décalage de l’aiguille (jusqu’à 3,5 mm) et pieds presseurs à ma disposition (en particulier mon chouchou, un pied presseur guide pour surpiqure).

Et puis, non, décidément, j’ai laissé tomber la découpe du tissu au pli : quand j’ai posé mes pièces de patron sur ma toile, j’ai pris peur en voyant toute la perte de tissu que ça occasionnait. Et vu le prix du tissu (oui, j’ai encore pris le tissu proposé : la toile ramie de Stragier), pas question de gaspiller ! Donc même pour la toile, j’ai découpé à plat.

Yselda en photos

La robe remonte un peu sur la droite en la regardant. J’espère juste que c’est le mannequin qui est un peu de travers.

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 50,73 €

  • Cout réel estimé : environ 40,00 €
  • Toile ramie – métrage réel nécessaire en taille 40, avec découpe à plat : 1,75 m → 29,56 €
    • Il me reste de quoi faire au moins une jupe, ou peut-être une petite veste type chinoise à col mao.
  • Fil Gütermann (la moité de la bobine ?) : 2,25 €
  • Fermeture invisible : 3,99 €
  • Thermocollant Vlieseline H200 (5,99 /m) – environ 30 cm ? → 1,80 €
  • 1 bouton de mon stock
  • Fournitures nécessaires au relevé du patron, tissu toile : 2 €

Je ne compte pas l’investissement dans le livre.

  • Temps de confection : outch… 4,5 jours
  • Relevé (et découpe) du patron initial : 1 après-midi complète
  • Confection de la toile : 1 journée + 2 bonnes heures de découpe du tissu
  • Nouveau relevé du patron, avec ajustements de longueur et d’évasement de la jupe : 1 nouvelle après-midi
  • Découpe du tissu : 3 heures
  • Confection de la version finale : 2 jours

Sachant que pour moi, 1 jour, c’est vraiment un jour : 8 bonnes heures de couture.

Clairement, ce qui me prend le plus de temps, c’est le relevé du patron et la découpe du tissu. Je suis à la fois très lente de base et très minutieuse (et donc très lente). Je suis donc très loin des 16 heures de l’examen, même si on enlève le relevé et découpage du patron.

Mais bon, si je suis honnête, ça ne me pose pas de problème. Et je dirais même que je n’ai pas spécialement envie d’accélérer la partie sur le patronage. Travailler vite, c’est bien, mais je préfère travailler avec précision et minutie. Bon, travailler vite et bien serait le top !

Alors, verdict sur la robe Yselda ?

J’adore ! C’est vraiment LE modèle pensé pour moi. La robe que j’aime, stylée comme j’aime avec les découpes princesses. Les mancherons et la goutte d’eau ajoutent deux détails qui donnent de la personnalité à la robe.

Des ajustements ?

Clairement, sans surprise, la robe Yselda est beaucoup trop courte pour ce que j’aime porter (et ce que je peux me permettre de porter). Et l’allonger n’est pas si facile que ça puisqu’elle part en évasement. On ne peut donc pas l’allonger indéfiniment, il faut forcément à un moment revenir à un tombé droit. Et comme le bas est en arrondi, ça occasionne du décalage si on allonge trop.

J’ai allongé de 5,50 cm (mais ça sera surement 6 la prochaine fois). Pour ça, j’ai prolongé les lignes d’évasement pour les découpes dos et devant, mais en revanche, je suis repartie en ligne perpendiculaire au sol à partir de la ligne de bas initial pour les deux lignes de côté. Pour ne pas être trop gênée par le décalage éventuel créé (en fait, franchement j’ai à peine eu 2 mm), j’ai ajouté des crans d’assemblage au niveau de la ligne d’ourlet initiale, dont j’étais sure.

Je pense que la ligne de taille du modèle n’est pas tout à fait à ma ligne de taille, mais ça je ne sais pas faire. Alors tant pis.

Les finitions

Surpiqures

Je reste une fan des finitions surpiquées, la robe Yselda n’échappe pas à la règle. ça donne vraiment un plus. Le faire avec un fil type broderie reste surement un bon choix, mais à condition de trouver le bon : soit vraiment ton sur ton, soit un contrastant mais mais pas claquant (et à mon avis, seulement une surpiqure, pas deux).

Finition passementerie

Avec ma maman, nous avons aussi regardé ce que cela donnerait avec une finition au galon sur les piqures (la variation 3 je crois ?). Là, clairement, ça dépend du tissu et du galon choisi.

Dans nos associations, on a eu des trucs vraiment horribles, d’autres assez sympas, et on a fini par trouver une association vraiment top avec ce tissu rouge rubis : un galon vert pistache à motif étoile (en fait, c’est un des rubans de mon stock rubans de Noël). Il faut donc vraiment chercher et – je pense – ne pas hésiter à amener la robe en magasin pour tester en vrai, pas juste avec le tissu.

Fermeture de la goutte d’eau

Côté fermeture de la goutte d’eau, je reste perplexe.

Si on regarde la gamme de montage, le bouton est clairement posé sur le bord de l’encolure et la bride part de l’autre bord (logique). Sauf que ça décale franchement le bouton en dehors de l’axe de symétrie de la robe. Bref, il n’est pas au milieu quoi, ni du cou / ligne d’épaule, ni de la goutte d’eau. C’est moche (j’ai testé !). Et en plus, on voit la bride au centre, là où se pose le regard.

J’ai donc posé mon bouton avec une bride lui aussi, pour qu’il soit bien au centre, dans le trous, entre les deux avancées de la goutte. Mais ma bride d’enserrage n’est pas très jolie (pourtant recommencée 3 fois). Et je pense en plus qu’elle ne va pas tenir.

Finalement je me demande si les agrafes simples ce n’est pas encore le mieux.

À refaire ?

Oui ! Clairement ! Elle sera refaite. Au moins une fois en variation 3 = zip au dos et poches invisibles. Et peut-être même une en finition passementerie pour une robe chic. Voire encore d’autres ensuite 😀 .

Par contre, je vais attendre d’avoir travaillé la robe Catalina qui est le modèle doublé. Catalina me plait moins (je ne suis pas sure d’être fan de la découpe carrée devant et je crois que ça ne va pas mettre ma poitrine en valeur), mais mars nous fera travailler la robe doublée. Je pense que la robe Yselda mérite d’être doublée.

Ah, et puis, pour finir, les prochaines versions ne seront pas en toile ramie (ou toile de lin). Je n’ai jamais aimé ça : ça froisse de peur, je ne trouve pas ça agréable au toucher et si la toile est un peu lâche, c’est transparent ! C’est très beau, c’est le seul point positif que je lui trouve.