Robe Yselda

Robe Yselda, d’Artesane

Bon, certes, j’avance aussi lentement qu’une tortue, mais avec détermination ! Donc, après la jupe Ambrosia, de septembre, j’ai enfin fini la robe Yselda d’octobre, du livre Passez votre CAP couture avec Artesane.com.

J’ai opté pour un mixte entre le modèle de base (au niveau du patron) et de la variation 1 pour les finitions. Cela donne donc la robe de base avec surpiqures sur l’ensemble et fermeture de la goutte d’eau par un bouton et une bride.

Robe Yselda

La réalisation

Toile préalable

Comme pour la jupe Ambrosia, j’ai fait une toile.

D’abord parce que je restais persuadée que la robe serait trop courte (malgré que ce ne fut pas le cas pour Ambrosia au final). Ensuite parce que mon seul essai de robe avec découpes princesse était Matera d’Artesane, qui fut un échec. Pas tant sur la réalisation, que ma chef vérificatrice (ma maman quoi ^^) a validé, mais sur le résultat importable d’une robe 4 fois trop grande. Les quelques messages sur l’assemblage des parementures emmanchures sur les réseaux sociaux me rendaient prudente aussi… Dans tous les cas, faire une toile préalable, c’est un bon entrainement.

Bon, finalement, pas de difficulté pour assembler cette toile. J’ai trouvé ce modèle plutôt facile en fait, comparé aux plis parallèles d’Ambrosia (que j’avais pourtant réalisés plusieurs fois). Alors, disons que facile n’est peut-être pas le mot, mais en tout cas je n’ai pas eu de difficultés particulières ni à assembler ni à suivre la gamme de montage.

Assemblage et apprentissage

Quand j’ai commencé à travailler sur le livre Passez votre CAP avec Artesane.com, j’ai décidé de faire les modèles en suivant les contraintes du CAP (pleine vitesse, pas de pieds presseurs spéciaux, tissus découpés au pli…). Finalement, j’ai un peu assoupli ça : j’ai fait la toile d’Yselda en respectant à peu près ces contraintes, en revanche pour le modèle réel, non. J’ai décidé de profiter des bonus de ma machine : variateur de vitesse sur la machine en plus du régulateur de vitesse sur la pédale, décalage de l’aiguille (jusqu’à 3,5 mm) et pieds presseurs à ma disposition (en particulier mon chouchou, un pied presseur guide pour surpiqure).

Et puis, non, décidément, j’ai laissé tomber la découpe du tissu au pli : quand j’ai posé mes pièces de patron sur ma toile, j’ai pris peur en voyant toute la perte de tissu que ça occasionnait. Et vu le prix du tissu (oui, j’ai encore pris le tissu proposé : la toile ramie de Stragier), pas question de gaspiller ! Donc même pour la toile, j’ai découpé à plat.

Yselda en photos

La robe remonte un peu sur la droite en la regardant. J’espère juste que c’est le mannequin qui est un peu de travers.

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 50,73 €

  • Cout réel estimé : environ 40,00 €
  • Toile ramie – métrage réel nécessaire en taille 40, avec découpe à plat : 1,75 m → 29,56 €
    • Il me reste de quoi faire au moins une jupe, ou peut-être une petite veste type chinoise à col mao.
  • Fil Gütermann (la moité de la bobine ?) : 2,25 €
  • Fermeture invisible : 3,99 €
  • Thermocollant Vlieseline H200 (5,99 /m) – environ 30 cm ? → 1,80 €
  • 1 bouton de mon stock
  • Fournitures nécessaires au relevé du patron, tissu toile : 2 €

Je ne compte pas l’investissement dans le livre.

  • Temps de confection : outch… 4,5 jours
  • Relevé (et découpe) du patron initial : 1 après-midi complète
  • Confection de la toile : 1 journée + 2 bonnes heures de découpe du tissu
  • Nouveau relevé du patron, avec ajustements de longueur et d’évasement de la jupe : 1 nouvelle après-midi
  • Découpe du tissu : 3 heures
  • Confection de la version finale : 2 jours

Sachant que pour moi, 1 jour, c’est vraiment un jour : 8 bonnes heures de couture.

Clairement, ce qui me prend le plus de temps, c’est le relevé du patron et la découpe du tissu. Je suis à la fois très lente de base et très minutieuse (et donc très lente). Je suis donc très loin des 16 heures de l’examen, même si on enlève le relevé et découpage du patron.

Mais bon, si je suis honnête, ça ne me pose pas de problème. Et je dirais même que je n’ai pas spécialement envie d’accélérer la partie sur le patronage. Travailler vite, c’est bien, mais je préfère travailler avec précision et minutie. Bon, travailler vite et bien serait le top !

Alors, verdict sur la robe Yselda ?

J’adore ! C’est vraiment LE modèle pensé pour moi. La robe que j’aime, stylée comme j’aime avec les découpes princesses. Les mancherons et la goutte d’eau ajoutent deux détails qui donnent de la personnalité à la robe.

Des ajustements ?

Clairement, sans surprise, la robe Yselda est beaucoup trop courte pour ce que j’aime porter (et ce que je peux me permettre de porter). Et l’allonger n’est pas si facile que ça puisqu’elle part en évasement. On ne peut donc pas l’allonger indéfiniment, il faut forcément à un moment revenir à un tombé droit. Et comme le bas est en arrondi, ça occasionne du décalage si on allonge trop.

J’ai allongé de 5,50 cm (mais ça sera surement 6 la prochaine fois). Pour ça, j’ai prolongé les lignes d’évasement pour les découpes dos et devant, mais en revanche, je suis repartie en ligne perpendiculaire au sol à partir de la ligne de bas initial pour les deux lignes de côté. Pour ne pas être trop gênée par le décalage éventuel créé (en fait, franchement j’ai à peine eu 2 mm), j’ai ajouté des crans d’assemblage au niveau de la ligne d’ourlet initiale, dont j’étais sure.

Je pense que la ligne de taille du modèle n’est pas tout à fait à ma ligne de taille, mais ça je ne sais pas faire. Alors tant pis.

Les finitions

Surpiqures

Je reste une fan des finitions surpiquées, la robe Yselda n’échappe pas à la règle. ça donne vraiment un plus. Le faire avec un fil type broderie reste surement un bon choix, mais à condition de trouver le bon : soit vraiment ton sur ton, soit un contrastant mais mais pas claquant (et à mon avis, seulement une surpiqure, pas deux).

Finition passementerie

Avec ma maman, nous avons aussi regardé ce que cela donnerait avec une finition au galon sur les piqures (la variation 3 je crois ?). Là, clairement, ça dépend du tissu et du galon choisi.

Dans nos associations, on a eu des trucs vraiment horribles, d’autres assez sympas, et on a fini par trouver une association vraiment top avec ce tissu rouge rubis : un galon vert pistache à motif étoile (en fait, c’est un des rubans de mon stock rubans de Noël). Il faut donc vraiment chercher et – je pense – ne pas hésiter à amener la robe en magasin pour tester en vrai, pas juste avec le tissu.

Fermeture de la goutte d’eau

Côté fermeture de la goutte d’eau, je reste perplexe.

Si on regarde la gamme de montage, le bouton est clairement posé sur le bord de l’encolure et la bride part de l’autre bord (logique). Sauf que ça décale franchement le bouton en dehors de l’axe de symétrie de la robe. Bref, il n’est pas au milieu quoi, ni du cou / ligne d’épaule, ni de la goutte d’eau. C’est moche (j’ai testé !). Et en plus, on voit la bride au centre, là où se pose le regard.

J’ai donc posé mon bouton avec une bride lui aussi, pour qu’il soit bien au centre, dans le trous, entre les deux avancées de la goutte. Mais ma bride d’enserrage n’est pas très jolie (pourtant recommencée 3 fois). Et je pense en plus qu’elle ne va pas tenir.

Finalement je me demande si les agrafes simples ce n’est pas encore le mieux.

À refaire ?

Oui ! Clairement ! Elle sera refaite. Au moins une fois en variation 3 = zip au dos et poches invisibles. Et peut-être même une en finition passementerie pour une robe chic. Voire encore d’autres ensuite 😀 .

Par contre, je vais attendre d’avoir travaillé la robe Catalina qui est le modèle doublé. Catalina me plait moins (je ne suis pas sure d’être fan de la découpe carrée devant et je crois que ça ne va pas mettre ma poitrine en valeur), mais mars nous fera travailler la robe doublée. Je pense que la robe Yselda mérite d’être doublée.

Ah, et puis, pour finir, les prochaines versions ne seront pas en toile ramie (ou toile de lin). Je n’ai jamais aimé ça : ça froisse de peur, je ne trouve pas ça agréable au toucher et si la toile est un peu lâche, c’est transparent ! C’est très beau, c’est le seul point positif que je lui trouve.

Sac à dos ouverture repliée

Duo de sacs à dos, ouverture repliée

Le sac à dos à ouverture repliée (Foldover top backpack) m’a tapé dans l’œil dès que Karoline Créations en a fait un tutoriel vidéo en français. L’idée – et sa réalisation – attendait son heure. Et puis, lors d’une des dernières visites chez Mondial Tissus, un coupon de simili-cuir bleu magnifique m’est tombé dans les mains. Il disait « Moi ! moi ! moi ! ». Il ne me restait plus qu’à chiner le reste…

Et tout à fait par hasard, ma maman venait aussi de faire l’acquisition d’un morceau de simili-cuir fauve. Nous voilà donc lancées toutes les deux dans le « grand projet » : réaliser chacune notre sac à dos et adapter le tuto vidéo de Karoline en tuto papier pour l’atelier couture animé par ma maman.

La réalisation des sacs à dos

Nous avons épluché la vidéo. Ma maman a cherché les autres vidéos dont parlait Karoline, en particulier celle de SewingTimes qui propose un tutoriel vidéo bi-langue (DIY Foldover Top Backpack). Elle a compilé tout ça en tutoriel texte que j’ai ensuite relu, corrigé, proposé des modifications. Et pendant que ma maman s’occupait du tuto, je suis partie à la recherche des fournitures.

C’est sur la Mercerie des Créateurs que nous avons trouvé notre bonheur, aidé en cela par la gentillesse et le professionnalisme de Laurence qui a donné de son temps pour répondre à mes questions et orienter mes recherches, n’hésitant pas à me signaler ce qu’elle pensait ne pas convenir à mon projet. Merci à elle 🙂 .

Pour aller avec mon simili-cuir bleu, j’ai sélectionné un superbe tissu Sahara Night, de la collection Sahara de Michelle Parascandolo, les deux sets de bouclerie nécessaires à nos deux sacs et la mercerie.

Nos sacs à dos en photos

Mon sac à dos

Le sac de ma maman

Adaptations et customisation

Nous avons fait quelques ajouts au tutoriel de base (volontairement de base) de KaroLine :

Nous avons profité que la poche plaquée extérieure avant était constituée d’un pan replié de simili-cuir pour y ajouter une fermeture zip, rendant l’intérieur utilisable, en plus de l’arrière plaqué.

Ma maman a choisi de faire l’ouverture zip passepoilée de côté proposée par SewingTimes. Cette ouverture permet d’accéder au sac sans tout ouvrir.
Pour ma part, avec le même système d’ouverture zip passepoilée, j’ai préféré faire une poche intérieure dans le dos du sac. Mais vu le temps mis pour défaire les deux mousquetons puis la fermeture éclair du haut, l’ouverture d’accès immédiat de côté n’est peut-être pas une mauvaise idée en fait ! Moins sécurisé, mais bien pratique.

Nous avons aussi ajouté une poche intérieure : simplement plaquée pour ma part et une plaquée fermée par un zip pour ma mère (double rangement donc : l’intérieur zippé et la poche plaquée).

Pour éviter que les bouts des sangles ne se baladent, nous avons ajouté un anneau de maintien coulissant. Moi en simili-cuir et ma maman en sangle.

Les détails

Quelques infos pratiques

Pour mon sac à dos

  • Fournitures et investissement financier : 59,79 €
  • Coupon de simili-cuir vintage bleu (Mondial Tissus, ref : 224411) : 8,99 €
  • Coupon de tissu extérieur (Sahara Night – Mercerie des créateurs) – 0,60 m à 20,80 €/m : 12,48 €
  • 3 fermetures à glissières (35 cm – 3,37 € , 20 cm – 2,90 €, 15 cm – 2,90 €) : 9,17 €
  • Set de bouclerie (2 mousquetons – 3,19 € / unité, 2 étriers – 0,25 / unité, 2 boucles de serrage – 0,65 / unité) : 8,18 €
  • Thermocollant Decovil Light – 0,50 m à 14 €/m : 7 €
  • 3,50 m de sangles (2 m de sangle bleu lurex doré et 1,5 m de sangle écru lurex doré) à 3,99 €/m : 13,97 €

  • Cout réel estimé : environ 66 €
  • les 2/3 du coupon de simili-cuir : 6 €
  • le coupon de tissu Sahara (il ne reste que deux petits rectangles, pas vraiment utilisables) : 12,48 €
  • les fermetures à glissières : 9,17 €
  • le set de bouclerie : 8,18 €
  • une bonne partie du thermocollant (reste une bande de 15 cm x 30 cm) : 6 €
  • les sangles (reste 30 cm ^^) : 13,97 €
  • un coupon de sergé Serena écru (MT, à 11 €/m en 150 cm) 100 cm x 40 cm : 7,50 €
  • l’équivalent d’une bobine de 100 m de fil Gütermann (du bleu, du vert et de l’écru) : 2,50 €

  • Temps de confection : une grosse journée pour moi (et je pense à peine moins pour ma maman)

C’était mon premier sac à dos. En fait, c’était même mon premier sac tout court. L’accessoire le plus élaboré que j’ai réalisé étant des trousses. Même si j’étais guidée pas à pas (les deux vidéos, le tuto papier, les échanges téléphoniques permanents – oups ^^), ce n’est pas tout à fait la même logique qu’un vêtement. Et avec tout le métal, c’est un peu laborieux à manipuler.

Alors, verdict ?

Il est magnifique !

Tout au long de la confection, nous nous sommes demandées s’il n’allait pas être un peu petit (dimension utile – fermée – : 35 x 33 cm), mais finalement je ne crois pas. Déplié, il fait tout de même 43 cm de hauteur.

À la pratique quotidienne, à voir si je ne trouve pas qu’il soit long à ouvrir (ouvrir les deux mousquetons puis la fermeture zip puis déplier le haut du sac). Si c’est le cas, peut-être qu’une troisième poche, utilisant l’ouverture de côté proposée par SewingTimes serait un bon compromis.

Et pour finir, on ne va pas se mentir, ça fait cher le petit plaisir couturesque 🙂 .

Sweat Everest

Sweat Everest avec col Andrea

Je suis toujours à la recherche de mon Graal couturesque perso : LE tissu molleton pour des sweats confortables, chauds et quand même sympas visuellement. Alors quand j’ai vu les 4 tissus proposés par la box Anaka 2 “Sweat Everest” des Bobines Patterns, j’ai tout de suite sauté sur la bleue.

Sweat Everest

J’aurais bien aimé aussi m’offrir le tissu gris, mais pour le coup je trouvais que ça faisait cher de s’offrir une deuxième box juste pour le tissu. Sauf que ce tissu est une exclusivité… impossible de mettre la main dessus ailleurs. Dommage, il est chaud, super doux, agréable à porter et de bonne qualité.

La réalisation du sweat Everest

Everest est un sweat ajusté et avec col en V. Comme je n’en suis pas fan du col V, j’ai préféré adapter le col rond d’Andrea (Petit Patron). Pour le reste, c’est un sweat ultra-simple, avec un montage classique. Enfin, sans le col en V (puisque de l’avis même des créatrices, c’est le seul point un peu technique du montage).

Je l’ai assemblé entièrement à la surjeteuse. J’ai sorti ma machine à coudre seulement pour la finition surpiquée du col – optionnelle.

À noter que malgré mon assemblage à la surjeteuse, je n’ai pas touché aux marges de couture, prévues à 1 cm. Mes couteaux n’ont vraiment que rasé le tissu sans l’entamer. Et le sweat n’est pas trop grand.

En photos

En prime, je vous montre Everest bleu avec ma dernière version de la jupe Sister Mini – Vanessa Pouzet (n°4 donc) : dans un velours synthétique, motif cachemire, de chez Mondial Tissu. Un tissu magnifique mais un pénible à travailler, et que j’ai d’ailleurs un poil raté. Il a fallu que je désolidarise la doublure et la jupe au niveau de l’ourlet du bas pour que la jupe tombe bien. J’ai perdu un poil en longueur, mais comme je les allonge pas mal, ça reste correct. Bon, on ne regardera pas les finitions à l’envers…

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 47,27 €
  • la box → 43 € :
    • 156 cm de sweat (en 165 cm de laize, 65% modal 35% rayonne),
      • petite interrogation d’ailleurs : la e-boutique indique une laize de 150 (et ça me paraissait plus logique), mais j’ai examiné attentivement le tissu et ça me donne bien une laize de 165 (je peux me tromper)
    • une bobine de fil Gütermann 100 m,
    • le patron papier bien sûr
    • une aiguille jersey,
    • le tout accompagné de petites attentions.
  • les frais de port → 4,27 €

  • Cout réel estimé : difficile à dire… entre 35 et 40 € ?
  • Il me reste un coupon d’environ 120 x 70 cm de sweat et la moitié de la bobine de fil.

  • Temps de confection : 7 heures
  • relevé du patron : 1 heure (y compris les adaptations d’Andrea)
  • placement des pièces, découpe du tissu : 1 heure
  • assemblage : le reste (un col à l’envers et la bande du bas dont je n’étais pas trop satisfaite, à refaire donc… ça fait 2 heures de trop ^^).

Bon, décidément non, je ne suis pas très rapide ^^.

Alors, verdict sur le sweat Everest ?

Le modèle

C’est un sweat sympa. J’adore le tissu (tant mieux, c’est pour ça que j’ai acheté la box). Le patron est vraiment bien fait : clair, propre, bien annoté, il n’y manque à mon sens que quelques crans de montage (milieu des bandes de poignet et de bas).

Ma version

Le col est un peu raté, il rebique, surtout sur l’arrière. Est-ce parce que les deux patrons Everest / Andrea ne sont pas trop compatibles tel que et qu’il aurait fallu un peu adapter les épaules ? Ou bien j’ai trop tiré sur le tissu (2 fois en plus vu que j’ai refait…).

Finalement le seul petit “reproche” que je fais, c’est que le sweat est vraiment long. Et pourtant j’adore les pulls longs. Mais là, j’ai dû recouper 8 cm en bas. On voit que le modèle a été conçu en stature 168 cm. Honnêtement, ça ne peut donc pas être un reproche.

Étonnamment, les manches me semblent un peu courtes. Quand je tends le bras, ça découvre le poignet. À voir à l’usage, et aux lavages, mais si c’était à refaire, j’ajouterai 1 ou 2 cm.

À refaire ?

Le sweat Everest

Je referai ? oui, non… je ne sais pas. Il est un peu plus ajusté aux épaules que le Andrea (la “pente” est plus importante), c’est plus… tendu. J’aime bien le côté ajusté du corps. Bref, à voir. Mon coeur balance.

La box Anaka

En revanche, une autre box Anaka ? oui, sûrement.

J’aime vraiment beaucoup les principes qu’Anaïs et Caroline y mettent : une box qu’on précommande seulement si elle nous tente, en choisissant son option préférée, avec un tissu éthiquement réfléchi et dans un emballage sans superflu (exit la boite en carton, dans la boite en carton d’envoi postal). Je n’aime pas les box “gaspillage” dont on n’est jamais sûr d’aimer le tissu ou le modèle (voire carrément les deux) et dont on a pas forcément besoin – ou même simplement envie – comme vêtement.
Et anti-gaspillage dans les deux sens : Anaïs et Caroline ajustent leur stock aux commandes.

Là, on aime, on commande. On n’aime pas, on attend de voir la suivante. J’approuve.

Pantalon Juniper noir

Le pantalon Juniper

Ayant trouvé un patron de pantalon accessible aux débutants, je me suis lancée à cette pièce qui crispe souvent les couturiers novices. Le modèle choisi ? Le pantalon Juniper, de Studio Calicot, un pantalon cigarette à taille élastiqué (donc sans bouton / braguette / zip…).

Pantalon Juniper noir

La réalisation du pantalon Juniper

Le tissu

Le modèle étant sans système « sophistiqué » d’attache, avec une taille élastiquée, le cahier technique demande un tissu avec élasthanne. J’ai donc profité de ma commande chez Stragier pour prendre un coupon de satin de coton extensible. Pas facile d’ailleurs de trouver un tissu chaine et trame extensible autre que polyester (j’essaye de privilégier le « naturel », je dis bien « j’essaye »). Celui-ci convient, a un joli tombé et un bel aspect, mais il est trop léger (et un poil transparent). Il ne va pas convenir pour le pantalon d’hiver que j’aurais voulu. Au départ d’ailleurs, j’avais prévu des poches rose (si si ^^), j’ai changé d’avis en cours de route car j’ai crains que ça ne se voit en transparence. Surtout qu’en fait de rose corail à laquelle je m’attendais, c’était un rose bonbon bien clash.

Le modèle

Pantalon Juniper dessin technique

Le cahier technique est clair, le « pas à pas » est bien documenté et bien illustré. Les étapes successives sont bien identifiées. Mais non, je ne classerais pas ce modèle dans la catégorie « débutant ».

Certes, il n’y a pas de braguette à monter (que ce soit zip ou à boutons), mais les erreurs ne pardonnent pas beaucoup (comme pour tous les patrons de pantalon) et j’ai vraiment dû suivre le cahier technique à la lettre, en m’y référant systématiquement, pour arriver au bout. Certaines étapes ne m’ont pas semblé limpides de prime abord, et pas toujours très claires après d’ailleurs.

Des ajustements ?

Le modèle est prévu pour une stature 163 cm. Je mesure 158 cm, soit 5 cm de moins. Un ajustement de stature me paraissait pertinent. Comme j’aime bien que mes pantalons tombent bien sur mes chaussures, je suis partie sur un raccourcissement de 2 cm (soit un battement de 3 cm non ?). Erreur erreur ! C’était trop court de 2 bons cm ! Même sans avoir fait l’ourlet, c’était trop court (ourlet prévu à 2 cm). J’ai donc été obligée de faire un allongement après avoir tout fini (après avoir fait un raccourcissement de stature sur le patron si vous avez bien suivi…). J’ai ajouté un bracelet non resserrant au niveau de la cheville de 3 cm (0,7 de couture et 2,3 d’allongement ). Nickel, on le croirait fait exprès.

Et sinon ma seule liberté a été d’ajouter un passepoil argenté au niveau des poches.

En photos

En pieds

Les détails

Quelques infos pratiques sur le pantalon Juniper

  • Fournitures et investissement financier : 50 €
  • Satin de coton extensible (Stragier, réf : 0001 7245) – 1,50 m à 22,90 €/m : 34,35 €
  • Popeline extensible (pour les poches… ; Stragier, ref : 0000 7267) – 0,30 m à 14,99 € : 4,50 €
  • Passepoil lurex argent (Mondial Tissus, réf : 225098) – 0,50 m à 1,99 €/m : 0,90 €, après promotion
  • Entoilage thermocollant extensible (Mondial Tissus, réf : 25404) – 0,50 m à 3,99 /m : 1,80 €, après promotion
  • Fil Gütermann coloris 000, bobine de 250 m : 4,49 €
  • Élastique 40 mm – 0,50 m à 1,99 € : 0,90 €, après promotion
  • Patron PDF : 2 € et assemblage (feuilles, adhésif…), 1 €

  • Cout réel estimé : environ 37 €
  • Satin de coton : environ 1,20 m (au départ 1,10 m, mais avec les poches en plus et les ajouts de bracelet de cheville…) → 27,50 €
  • Popeline rose : la moitié du coupon de 30 cm, coupée, mais finalement pas utilisée → 2,25 €
  • Entoilage : un rectangle d’environ 20 x 50 cm → environ 0,30 €
  • Fil : moitié de bobine → 2,25 €
  • Le passepoil → 0,90 €
  • L’élastique (seulement 37 cm sur les 50… mais que faire de 10 cm d’élastique ^^) → 0,90 €
  • Patron : pdf et assemblage → 3 €

  • Temps de confection : 2 journées environ, pour tout l’ensemble
  • Une demi-journée pour l’assemblage des feuilles, en double comme toujours pour moi, vu que je ne découpe pas au pli, puis la découpe du patron et l’ajustement de stature.
  • Une journée et demi pour l’assemblage et les finitions (dont les ourlets de pantalon pas prévus).

Alors, verdict sur le pantalon Juniper ?

Le patronage

Le patronage du modèle Juniper est correct “plus” : les crans sont en nombre nécessaires et suffisants, ils sont bien placés et les lignes d’ajustements sont présentes. Et gros point positif pour moi, le fichier PDF est multi-calques.

En revanche, le fichier est en noir et blanc (moins simple pour suivre les différentes lignes) et les lignes sont grosses (et donc perdent en précision), que ce soit les lignes d’assemblage des feuilles ou les lignes de patronage. Il n’y a pas non plus de repères d’assemblage, mais des lignes de contour, je trouve cela moins facile à suivre.

Le modèle

Le modèle est joli, il tombe bien, il me va bien (en tout cas je trouve qu’il me va bien, finalement c’est quand même le principal). Il est moins ajusté sur moi qu’il ne le semble sur les photos des versions proposées par la marque, mais je pense que ça dépend à la fois du tissu que j’ai choisi (le satin de coton a un tombé assez flou) et du fait que j’aime bien être à l’aise dans mes pantalons, donc je ne le voulais pas trop ajusté.

Il va bien à ma fille aussi. ça tombe bien, elle avait – tout comme moi – besoin d’un pantalon noir pour les concerts de printemps. J’ai désormais le mien, il me reste à lui faire le sien. Elle a juste demandé un passepoil cuivré plutôt que argent (le bronze, couleur de Serdaigle, sa maison dans Harry Potter…).

D’ailleurs, à propos du passepoil argent, je l’ai trouvé de qualité relativement médiocre, avec un tissage irrégulier à la fois du “boudin” et du ruban. J’essayerai de trouver une autre marque.

Je n’ai pas posé les passants de ceinture et je ne sais pas si je le ferai. J’ai la flemme… Par contre, je ferai surement les mêmes finitions d’ourlet, je trouve que c’est chouette en fait 🙂 .

Le pantalon est confortable, le tissu de bonne qualité. Bref, c’est une jolie pièce. Il y en aura d’autres. À voir si cela sera dans du satin de coton ou dans un autre textile.

Deux autres Sister Mini pas mini

Après ma première jupe Sister Mini, de Vanessa Pouzet, je « suis tombée en amour » comme disent nos frères québéquois :-). Sauf que décidément, rien à faire, ma première version était trop grande. Elle a trouvé une nouvelle maison à Noël, et entre temps je m’étais cousue deux autres jupes Sister Mini pas mini.

Petit tour des deux versions

La première version est dans un denim avec surpimpression de fleurs à dominante bleu et blanc. Je suis incapable de vous en citer la provenance, le prix, la composition… c’est une fin de coupon offert par ma maman.
Avec la doublure (3,30 €), le zip séparable (4 €), le droit fil thermocollant (2/3 €) et le fil, ça fait une jupe à 10 €.

La deuxième version est dans un denim (oui, encore…) noir à fil lurex argent de chez L’atelier de la Création, à 18,00 €/m . C’est un très chouette tissu. J’avais peur que le lurex argent soit trop présent et que ça fasse “too much”, mais pas du tout. C’est pile comme il faut, ni trop, ni trop peu.
Entre le tissu denim (10,80 €) et le reste (idem ci-dessus), ça fait donc une jupe à 20 €.

Cette fois-ci, j’ai surpiqué l’ensemble de chaque jupe (haut, bas, et côté zip). ça maintient mieux la doublure (les fameux risques de prise de la doublure dans le zip…) et ça finit la jupe. Surtout la noire uni.

Des erreurs ?

Oui, bon je crois qu’on ne peut pas ne pas voir que la fermeture de la noire est à l’envers ! Ma faute, mais il faut dire que le zip était inversé par rapport à celui présenté sur le schéma ! Bref, pour la bleue faite en deuxième, j’ai fait attention et j’ai inversé par rapport au schéma.

Est-ce que c’est pour ça que le bas du zip de la jupe Sister Mini noire saute systématiquement (et donc que le zip part en sucette de bas en haut ^^) ? Peut-être. Toujours est-il que j’ai dû bloquer le bas de la fermeture. Ce n’est plus séparable. C’était ça où prendre le risque de me retrouver jupe à terre en pleine rue 😀 .

Des ajustements ?

Côté ajustement, on n’est pas encore pile poil.

J’ai taillé cette fois-ci en taille 40, c’est à dire ma taille habituelle en confection maison. C’est très bien au niveau de la taille, encore légèrement flottant sur les hanches, mais perso je préfère ça. Si j’ai le courage, je tenterai un ajustement du patron. Mais j’en doute, trop de Sister Mini, bof… Une dernière, c’est sûr (j’ai déjà le tissu), mais après…

Côté longueur, j’avais fait un allongement de 8 cm sur la première. Là, j’ai tranché à un allongement de 6,5 par rapport au patron. Et c’est exactement ce que j’aime sur moi.