Robe Évidence, des Bobines Patterns

Toujours dans ma recherche de vêtements pour cet hiver, j’avais repéré un autre sweat, le sweat Évidence des Bobines Patterns. Outre que j’avais envie de donner sa chance à cette toute petite structure indépendante qui promet des patrons très simples accessibles aux débutants, le modèle permet de faire une version robe. Et c’était ça qui me tentait : une robe toute simple, pour tous les jours, dans un tissu sweat molleton donc chaud.

Oui, alors, en fait de robe toute simple, en molleton ou sweat, pour tous les jours, c’est un peu raté : le tissu qui m’a attiré l’œil est un lainage (synthétique, je ne supporte pas la laine) bleu nuit avec des impressions feuillage… or. Et pas très très chaud en prime.

Pas grave, elle est vraiment jolie. Je la mettrai pour Noël…

La réalisation

La galère !

Cri du coeur en effet 🙂 .

Comme pour mon sweat Andrea, j’ai souhaité tout faire à la surjeteuse. Et décidément, elle et moi ne nous entendons pas. D’ailleurs, dès que j’ai repris ma Précieuse (ma mac quoi) pour la finition de l’ourlet, j’ai trouvé ça tout de suite bien bien plus simple et agréable.

Bref. Repartons dans l’ordre chronologique.

Aucun souci avec le patronnage. Il est en effet ultra simple. Encore plus que celui du sweat Andrea puisque la robe est en un seul tenant. Les seules autres pièces sont les pièces de finition : encolure, poignets et bas. Le contrario négatif, c’est que ça en fait de la surface de feuilles A4 à assembler ^^ (je ne travaille pas au pli mais à plat).

Crédit image : dessin technique sweat Évidence, les Bobines Patterns

Pas de souci pour la découpe, j’ai la chance de pouvoir travailler sur une planche sur tréteaux. Ce n’est pas assez large pour le patron (la robe fait toute la largeur de la laize !) mais en longueur c’est super. Il m’a juste suffit donc d’être très précautionneuse pour ne pas étirer le tissu et le mettre bien en place sur la table.

J’ai pris la précaution d’allonger la robe à la découpe de 5 cm. Je ne savais pas encore si je voulais un ourlet classique ou la bande de bas. Et je connais la tendance actuelle de faire des robes et jupes très (trop) courtes. Au final, j’ai bien fait : j’ai préféré un ourlet simple (2 replis d’ 1 cm et quelque), plus chic qu’une bande sweat. Sur les 5 cm ajoutés au départ, j’en ai recoupé 2 et donc gardé 3 cm pour l’ourlet. La bande de bas est haute de 3 cm hors couture, donc ça revient exactement au même. Bon, mon père trouve la robe un peu courte, ma mère trouve que la longueur est parfaite, ma choupinette sans fiche… Bon, en regardant les photos, peut-être qu’un cm en plus, en plus ça serait bien.

Pour le reste, aucun souci, ça a roulé tout seul. Le montage est strictement identique à celui du sweat Andrea, avec la difficulté des emmanchures en moins puisque la robe est en manches chauvesouris. Mon tissu n’avait pas de sens. Ouf, sinon il aurait fallu que je scinde le patron en deux, que j’ajoute une marge de couture aux épaules et que j’assemble les deux pans. Pas très compliqué, mais ça rajoute du travail.

Non, la galère c’est juste ma surjeteuse donc ^^.

Des ajustements ?

Oui.

Le problème des robes sweat, c’est que c’est très “loose” (c’est comme ça qu’on dit ?). C’est un peu le principe vous me direz.

Sauf que moi, j’aime quand c’est cintré.

J’ai donc un peu cintré le tout une fois la robe finie. Pas très difficile à faire : avec la robe sur le mannequin, j’ai placé quelques épingles pour établir la forme (j’ai creusé de 2 cm de chaque côté), puis j’ai bâti pour que la forme soit bien régulière. Il a ensuite juste suffit de passer une couture sur le bâti.

C’est bien mieux comme ça.

En photos

La robe en pied

Les détails

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 56,97 €
  • Tissu jersey marine à motifs fleurs, 2,50 m à 17,99 € / m : 44,98 €
  • 1 bobine de fil Güterman colorie 665 – 250 m : 4,99 €
  • Patron sweat Évidence : 7 €

  • Cout réel estimé : environ 45 €
  • Tissu – 2 m utilisé : 35,98 €
  • Fil noir pour surjeteuse et un bout de fil Gütermann (juste pour l’ourlet) : 1 €
  • Feuilles A4 et 1 rouleau de double face : 1 €
  • Patron : 7 €

  • Temps de confection : 1 journée et demi
  • Assemblage des feuilles, décalque et assemblage du papier de soie : 3 bonnes heures
  • Découpe du tissu : environ 2 heures
  • Couture : 6 heures, mais ça aurait du être plié en 3 heures, max 4.

Alors, verdict ?

Le modèle

La robe est très jolie, vraiment, le tissu est super chouette.

Pour l’instant, j’ai encore un petit doute sur la forme. Les fameuses manches chauvesouris occasionnent quelques plis au niveau de l’emmanchure. Oui, normal.

Je referai très probablement.

Modèle très sympa, je recommande 🙂 .

Côté patron

L’ultra simplicité du patron a un prix : la robe se coupe en un seul tenant, ça mange un max de tissu ! Impossible de tenter une économie par le puzzle. Et ça laisse un max de chutes : 4 rectangles de 45 x 70 !

En revanche, il est bien fait ce patron : la ligne de stature et la ligne de taille sont indiquées. Donc si vous voulez cintrer, ne faites pas comme moi, n’attendez pas que la robe soit finie, faites-le directement sur le patron.

Petite critique d’ordre général

Bon, par contre, comme pour le sweat Andrea, je ne comprends pas pourquoi les marges de couture de patrons plutôt destinés à un assemblage à la surjeteuse ont des marges de couture de 1 cm ! Les marges de couture / découpe d’une surjeteuse vont de 0,5 à 0,7. Et c’est quand même drôlement compliqué de suivre une ligne de couture à 1 cm sur la surjeteuse. Alors que mêmes les plus basiques des machines à coudre permettent le décalage de l’aiguille pour coudre à 1 cm.
D’ailleurs, pourquoi des marges de couture de 1 cm… les pieds presseurs font 0,75 de marge de couture… Bref, comme pour une surjeteuse quoi. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.