Blouse Idylle en deux versions

Après la familiarisation avec les accessoires, il fallait bien s’attaquer aux vêtements ! J’ai longuement réfléchi avant de sélectionner un modèle de chez Atelier Scämmit, la blouse Idylle, pour franchir ce pas… euh… ce gouffre.

Blouse Idylle de chez Scämmit
Dernières finitions sur le mannequin…
Blouse Idylle Atelier Scämmit

Crédit photo : Atelier Scämmit
Version de la boutique

Il me fallait un patron simple, accessible aux débutants, et que je puisse décliner en plusieurs versions pour me faire la main. Atelier Scämmit propose une vidéo détaillée (et gratuite !) pour accompagner la réalisation de chacun de ses modèles. Les patrons sont marges de couture incluses. Et ce modèle-ci est disponible en version papier. Je ne voulais en effet pas ajouter les inévitables accumulations de mini-erreurs d’assemblage aux erreurs de report et découpage que j’allais forcément faire. Enfin, et pas des moindres, les photos et la présentation du modèle montraient qu’il était possible de confectionner cette blouse dans un tissu demi-saison, assez chaud. Et les vêtements demi-saison sont justement ceux qui me manquent le plus.

La réalisation

Après ce premier choix cornélien est venu le second : choisir le / les tissu(s). Je me suis fait accompagnée par ma plus grande experte. Avec ma maman, nous avons choisi une flanelle bleu gris et une popeline de coton imprimée rouge. Et bien sûr, sans raccord. Comme je suis prudente, j’ai pris 2 m de chaque coupon au lieu d’1,50 m… On ne sait jamais. Et puis, il a bien fallu se lancer !

J’ai commencé par la version rouge. Le tissu nous semblait plus simple que la flanelle, peut-être un peu plus fuyante. Ma mère préfère éviter le découpage du tissu au pli, ce qui m’allait très bien. Je me voyais déjà ajouter encore plus d’approximations en découpant deux épaisseurs en même temps. J’ai donc reporté sur papier en préparant aussi les pièces en symétrie.

Les deux versions en photos

Blouse Idylle imprimé rouge

Blouse Idylle flanelle bleu gris

Mes personnalisations

Sur les conseils de ma maman, j’ai allongé de 3 cm au niveau de l’ourlet du bas, à la fois pour me laisser de la latitude d’ajustement sur moi mais aussi pour pouvoir faire un ourlet plus large (et donc plus lourd) pour permettre au tissu de mieux tomber. Et en effet, les deux versions n’ont pas tout à fait la même longueur : il m’a semblé que la plus chaude méritait un léger plus en longueur.

J’ai choisi d’éviter les boutonnières pour ce premier ouvrage. Le patron le rend possible : l’encolure est suffisante pour que la patte de boutonnage du dos puisse être seulement décorative.

J’ai prolongé la surpiqure qui m’a permis de fermer au niveau du dos sur l’ensemble de l’encolure. Elle part donc d’un seul tenant du V arrière du col, passe par l’encolure devant et repart sur l’arrière jusqu’en bas du dos. De toute façon, ma mère ne m’aurait certainement pas permis de laisser la blouse sans une surpiqure de finition !

Mes versions sont avec une encolure dos en forme de V léger. ça ne fait pas partie du patron original. Après vérification à la fin de la confection de la deuxième, on voit bien que l’encolure dos est droite. Sauf que quand j’ai réalisé la première version, je ne m’en suis pas du tout aperçue (et à ma décharge, ma mère non plus quand elle m’a aidé à positionner le dos pour la dernière piqure). A posteriori, je vois bien quelle a été mon erreur : j’ai simplement mal retourné les deux parementures de la patte de boutonnage, les angles ne sont pas suffisamment sortis. Sauf que, fait du hasard, le retournement a été identique sur les deux parementures ! donnant ainsi le même angle et donc un V bien régulier à l’encolure… Comme ça m’a bien plu, pour la deuxième j’ai volontairement laissé cette encolure en V en faisant bien attention à retourner mes deux parementures de la même façon. J’aime bien le petit plus chic que ça donne à la blouse.

Et enfin, j’ai fait les finitions d’ourlet manches et bas avec un surpiquage à la double aiguille : 3 mm pour les manches et 4 pour l’ourlet bas. J’ai commencé par le faire à l’ancienne, avec une surpiqure parallèle. Puis ma mère est venue à ma rescousse en me prêtant ses aiguilles doubles.

Quelques infos pratiques

  • Fournitures et investissement financier : 74,95 € pour les deux blouses
  • le patron papier : 15 €
  • popeline de coton Dapper collection (imprimé rouge petits noeuds et coeurs) – 7,90 / m : 15,80 €
  • flanelle gris bleu (léger imprimé étoiles en surimpression) – 9,50 € / m : 19 €
  • mercerie diverse (fil rouge et fil bleu à 1,85 € la bobine ; thermocollant – 1 m à 3,55 / m ; 6 boutons bleus pour 14,60 € et 6 boutons rouges pour 3,30 €) : 25,15 €

  • Cout réel estimé : 19,55 € pour la version rouge et 32,85 € pour la bleue (les boutons ! classe mais chers…).
  • Il reste un bon mètre de chacun des deux tissus. Pas de quoi refaire une blouse complète je pense, mais quelque chose sans manche (ou manche teeshirt) oui. En gros, 7 € pour la popeline rouge et 9 € pour la flanelle.
  • Les deux bobines de fil ne sont qu’entamées. Disons, 0,50 € chacun.
  • Je n’ai utilisé qu’un tiers du thermocollant. Soit environ 1,25 €.
  • En revanche, les boutons rouges ne conviennent pas, il faut que j’en trouve d’autres.

  • Temps de confection : 2 jours et demi par blouse

Étonnamment, je n’ai pas mis moins de temps pour la deuxième que pour la première, elle m’a fait un peu plus grincer des dents. Mais pour des broutilles d’inattention de ma part.

  • Report du patron sur papier et découpage : 3 heures (une seule fois)
  • Disposition des pièces papier sur le tissu et atermoiement avant de se lancer à la découpe : 1 heure
  • Découpe des pièces : 2 heures
  • 2 jours de couture chacune
  • Couture des boutons à la main : 1 heure.

Oui, bon, et donc ?

J’adore ! Je suis de parti pris – évidemment – mais j’adore le rendu et je crois avoir franchement fait du bon travail.

Les blouses sont jolies et elles tombent bien. Elles peuvent être portées chic ou décontracté. Sur mes jeans quotidiens, c’est top. Je crois qu’elle sera facilement déclinable sur un tissu léger et fluide, et même surement avec un tissu type soie pour une version habillée. La longueur est facilement ajustable, ça permet de coller au mieux au style qu’on souhaite donner à la blouse. Les coutures intérieures sont en couture anglaise, Johanna accorde une grande importance aux finitions qui ne se voient pas, signe de qualité.

Johanna, d’Atelier Scämmit, est très facile à suivre, avec des explications claires, précises et bien détaillées. La vidéo est parfois un peu difficile à suivre : on ne voit pas toujours bien le travail de couture sur le tissu foncé. Mais il n’y manque rien ou presque (la fin est un peu expédiée peut-être). Je ne me suis même pas servie du livret explicatif.

Si on met en rapport avec le fait que c’est ma première couture vêtement et que je suis allée au bout avec assez peu d’aide, ça montre que le patron et la vidéo sont bien faits.

Bref, contente et fière de moi 🙂 .

Si le modèle vous tente, foncez !

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