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Une deuxième version du célèbre Magnésium, d'Ivanne S. ; cette fois-ci en veste demi-saison, sobre et pratique. → Lire la suite...
Veste Magnésium courte
Un de mes coups de coeur de l'été 2022 : la robe Alix, de Cha Coud. En deux versions : une d'essai en popeline grise et une dans un magnifique coupon bleu outremer de Petit Pan. → Lire la suite...
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Petit journal quotidien du Me Made May 2022. → Lire la suite...
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Deux sweats vite faits bien faits, avec comme base le sweat Évidence des Bobines Patterns. Un en molleton bleu nuit et l'autre en sweat menthe pailleté argent. → Lire la suite...

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Robe Alix - Cha Coud

Deux robes Alix, de Cha Coud

Robe Alix - Cha Coud

C’est avec beaucoup de retard que j’entame la série des articles sur mes coutures de l’été. Oui, je passe beaucoup de temps à coudre et à twitcher pendant les vacances estivales, cela a tendance à émousser mon envie de me mettre aussi à la rédaction. Je vais écarter un ou deux projets, n’ayant pas aboutis, et ils ne seront pas dans l’ordre de réalisation, mais peu importe. Je commence aujourd’hui par une de mes réalisations coup de cœur : la robe Alix, de Cha Coud.

J’avais envie de franchir le pas d’un vêtement que je n’avais jamais jamais porté : la robe longue (au moins mi-mollet, voire cheville). Un modèle m’a fait de l’œil en mai dernier lors de sa sortie, c’est la robe Amaryllis, du Camelia Rose. J’en ai testé une toile dans une popeline en solde la moins chère possible ; j’ai bien fait, je ne l’aime pas et cela ne me va pas. Je ne me suis pas découragée et une autre sortie du printemps dernier m’a aussi vraiment fait de l’œil : la robe Alix, de Cha Coud. Je me suis donc aussi lancée sur une autre popeline la moins chère possible pour une version test. Et là, coup de cœur !

La réalisation

J’ai twitché les deux réalisations, la version test et la version finale. Vous trouverez les vidéos sur ma chaine Twitch (série Robe Alix) ou sur ma chaine Youtube (la toile et la version finale).

La toile a été réalisée dans une popeline de coton grise, en solde 50%, de chez Mondial Tissus. En revanche, la version finale a eu droit à un magnifique coupon bleu de chez Petit Pan (Folksy bleu outremer).

Je n’ai fait aucune modification sur le patron pour la version test, c’était un peu le principe de la toile. Je ne voulais pas non plus que cette toile coute cher, alors quand j’ai vu que la robe me plaisait beaucoup, y compris avec le tissu improbable que j’avais acheté, j’ai posé des boutons-pressions, pour jersey car c’était les seuls que j’avais en stock à la place des boutonnières nécessaires … Cette toile a tout de même mis en lumière quelques ajustements nécessaires :

J’ai abaissé les pinces poitrine de 1,5 cm.

J’ai ajouté des crans de montage sur le bustier cache-coeur. On travaille vraiment dans le biais, donc il est facile de détendre le tissu. Et l’encolure est tout de même un peu longue. Sur la version toile, je n’étais pas bien sure de tout placer comme il fallait. D’où cet ajout de cran.

J’ai ajouté des poches prises dans la couture côté. Mal positionnées hélas, mais pas grave, elles sont là.

Mais surtout, j’ai réduit l’ampleur de la jupe de 4 cm de part et d’autre du pli dos (8 cm en tout donc). Pourquoi donc une réduction de ce genre ? Une jupe trop ample pour moi ? Que nenni… Seulement que la jupe ne passe pas en largeur dans une laize de 140 cm ! Jupe pourtant coupée en taille 42, ce qui n’est pas non plus une grande taille. Pour info, le patron de la robe Alix est proposé jusqu’au 52. Je ne vois pas du tout comment caser du 52 dans une largeur de laize comme c’est indiqué dans le patron… Il sera obligatoire de passer par l’ajout d’une couture dos. Certes, ce n’est pas très compliqué comme ajustement à faire sur le patron, mais il n’en est nulle mention dans le livret technique (ni comment faire, ni à partir de quelle taille, ni… rien). Bref, moi j’ai préféré une réduction de l’ampleur de la jupe plutôt qu’une couture au dos. Pour la toile, j’avais procédé à la réduction de l’ampleur de jupe au jugé directement sur le tissu (cela avait occasionné quelques imprécisions au niveau de la longueur de couture côté). Pour la version définitive, je l’ai préparée sur les pièces patron, histoire que ça tombe plus juste.

Je ne suis pas bien grande (euh non, en fait je suis petite, 1 m 58). Et pourtant, la jupe était limite pas assez longue pour qu’elle tombe bien pile sur la cheville telle qu’elle est présentée pourtant par la version de la créatrice. Je m’en suis sortie avec un ourlet en double rempli au plus juste possible : 0,5 + 0,7 cm. Mais c’est trop juste pour un ourlet de jupe de cette ampleur. Pour un joli tombé, il faut un ourlet un peu plus lourd, donc un ourlet plus large (genre 2 cm + 3 cm). Sauf que pour avoir 5 cm plus long sur la jupe, ça ajoute encore en ampleur… et donc il fallait réduire encore plus cette ampleur pour que ça loge dans la laize. Et si on considère qu’un patron actuellement est plutôt préparé pour une stature de 168 cm, soit 10 cm plus grand que moi… cela fait 15 cm à ajouter en longueur de jupe sur le patron. À mon sens, cela occasionne une réduction d’ampleur d’au moins 20 cm en tout. Mhmm…

J’ai également ajouté un emplacement de boutons sur la jupe pour que le boutonnage descende plus bas que prévu afin que cela reste décent assise. Parce que tel que prévu par le patron, cela s’ouvre jusqu’au haut de la cuisse quand on s’assoit…

Quelques infos pratiques

La toile d’essai

  • Fournitures et investissement financier – toile de la robe Alix : 11 24
  • Un coupon de 2,50 m de popeline grise à croissants de lune – 4,50 €/m : 11 € 24

  • Cout réel estimé : environ 20 €
  • La totalité du coupon de popeline : 11 € 24
  • Une chute de coton soyeux Une de chez Stragier, pour la doublure du corsage : 3 €
  • du fil écru de mon stock
  • 5 boutons-pressions pour jersey : 4 € 38
  • 2 agrafes pour maintenir la ceinture : 36 ct
  • Papeterie (41 feuilles) et colle : 50 ct

La version finale

  • Fournitures et investissement financier – version finale, bleu outremer : 92 € 87
  • Un coupon de 4 m de popeline Folksy bleu Outremer de Petit Pan – 20 € / m : 80 €
  • Un coupon de 60 cm de voile de coton Poppie bleu électrique – 7,99 € / m : 4,79 €
  • Une bobine de fil assorti – coloris 316 Gütermann : 4,99 €
  • Une boite de 6 petits boutons (ref 145498 Mondial Tissus) : 3,09 €

À noter qu’il me restait un bon coupon de tissu après cette réalisation, puisque je n’en ai utilisé que 2 m 75 ! J’ai largement rentabilisé cet achat onéreux ensuite puisque j’ai réussi à caser un chemisier à manches courtes et un débardeur dans le reste du coupon.

  • Cout réel estimé : environ 77 €
  • 2,76 m du coupon de popeline Petit Pan : 55,20 €
  • 43 cm du coupon de voile de coton, mais il n’en reste pas suffisamment pour être utilisable : 4,79 €
  • Une moitié de bobine de fils Gütermann : 2,50 €
  • 5 boutons sur les 6 de la boite : 2,58 €
  • 2 agrafes : 0,36 €
  • Deux bandes de thermocollant : 0,50 €
  • 2 m de droit-fil thermocollant : 1,20 €
  • Du fil de surjet : 1 €
  • Le patron : 12 €

  • Temps de confection : une dizaine d’heures par robe

Je prépare toujours le patron papier avant de lancer la vidéo : environ 3 heures, entre l’assemblage du pdf et le relevé des pièces.

Version toile : il y a 12 heures et 25 min de vidéos, réparties en 5 séances, allant de la découpe du tissu à l’essayage.

Version finale : il n’y a que deux lives Twitch, pour une durée de 6 heures 15, mais toutes les pièces tissus étaient prêtes (découpées et surjetées).

Alors, verdict ?

Cette robe est clairement un coup de cœur, en particulier la version finale dans ce magnifique bleu imprimé « vacances ».

Et pourtant, j’ai assez peu porté la toile et jamais la version finale.

Pourquoi donc ?

L’été, je vis en short et teeshirt. Si il ne fait pas beau, j’enfile un pantalon confortable. Je ne porte pas de vêtements habillés, je n’en ai pas l’occasion. Il n’y a que à l’école, en fin d’année ou en tout début d’année que je porte des robes légères. Or, ces deux robes-ci ont été cousues en juillet, donc trop tard pour le très chaud mois de juin. Et en fait, je me suis très vite rendu compte en septembre que le modèle n’est pas du tout adapté pour être porté au travail, encore moins dans cet imprimé d’inspiration tahitien. J’avais réservé la version bleue pour une occasion, qui ne s’est pas présentée. J’ai porté quelques fois la grise quand il m’a fallu enfiler un truc un peu plus habillé que le short.

Ce n’est pas grave, il y aura bien quelques occasions dans le futur où je serai ravie d’étrenner enfin ma magnifique Alix bleu outremer.

Aller plus loin… les vidéos des robes Alix

La première vidéo de la série des robes Alix :

Me Made May 2022

« Me Made May » 2022

L’année dernière (Me Made May 2021), j’avais réussi à porter une pièce maison chaque jour sauf un, mais la mauvaise météo de mai 2021 avait été un peu compliquée à gérer (pas assez de pièces demi-saison) et j’avais choisi un mauvais défi (pouvoir photographier chaque jour la tenue portée). Alors, pour mai 2022 ?

Me Made May 2022

Me Made May 2022 ?

Pour cette année, beaucoup plus simple. D’abord, parce que depuis quelques mois, je peux déjà dire que l’essentiel (voir la grande partie) de ma garde-robe est « faite maison ». Je n’ai plus beaucoup de pièces « prêt-à-porter ». Je porte donc déjà tous les jours au moins une pièce « maison » (mes petites culottes… je n’en ai plus du commerce) et même souvent au moins 2, puisque désormais tous mes pantalons ou presque sont faits main. Certaines journées sont même « total fait-maison », en dehors de deux articles bien spécifiques : chaussettes et soutien-gorge.

Je n’ai pas non plus envie de me photographier / instagramer chaque jour. J’ai trouvé cela très pesant l’année dernière. Cela ne m’avais en plus apporter personnellement que très peu, sauf du stress.

J’ai donc décidé cette année de faire autrement : Plutôt sous la forme d’un bref journal quotidien, je vais lister ce que je porte, et quand j’aurais envie, je ferai une photo. Et tout se passera ici, pas d’Instagram particulièrement. Je ferai une petite mise à jour de cet article à chaque fois, chaque jour ou presque donc.

Mon objectif ?

… ou « mes » objectifs ?

J’avais terminé le Me Made May 2021 en changeant totalement mes objectifs pour finalement aller à ce qui était mon essentiel : faire une analyse de ce que je porte, comment, quand… Et bien, même objectif pour cette année : mieux me comprendre et comprendre ma garde-robe ; analyser et identifier envies et besoins.

Commençons alors ?

Dimanche 1er mai : Dimanche veille de reprise après vacances. Donc au minimum grosse matinée studieuse à la maison comme programme. Il fait bon, mais pas trop chaud. Tenue confortable donc !
Sweat Andrea vert menthe et paire de jeans V2 en denim stretch bleu (1083.fr).

Lundi 2 mai : retour à l’école par une belle journée plutôt ensoleillée, quoique pas trop chaude. Choix du jour : la même paire de jeans que la veille (Jeans V2 denim bleu), ma blouse Suun en popeline blanche à pois rose gold (PM Patterns) ; le tout accompagné de ma veste Armelia en drap de laine bleu marine (Passez votre CAP avec Artesane) pour la fraicheur du matin.

Mardi 3 mai : le temps se couvre et je suis de service de récréation dès le matin, manteau léger obligatoire, mais du commerce. Pour le reste, j’ai eu envie de prendre un de mes deux derniers pantalons cousus il y a quelques jours, un Regular 1083.fr en toile chino bleue stretch, une de mes blouses Idylle en coton flanelle écru (Atelier Scämmit) ; le tout encore accompagné de ma veste Armelia.
Ce pantalon, la version 4 parmi mes essais de jeans, n’a pas encore été publiée… mais ça va venir.

Me Made May 2022

Mercredi 4 mai : Temps gris, un peu frisquet. Réunion interne prévue pour le matin et travail perso pour l’après-midi. C’est donc tenue confortable : paire de jeans (Regular 1083.fr – V2, en denim stretch, celui de lundi) et mon premier sweat Andrea, en molleton imprimé gris.

Jeudi 5 mai : à 6h30, sur l’appli MeteoFrance, le temps ne semble pas se vouloir se réchauffer et à rester gris ! Pfff. Journée d’école classique. Ce sera pantalon en toile chino bleu (Regular 10.83.fr V4, celui de mardi), accompagné pour une fois d’une chemise du commerce, à fines rayures bleues et blanches, et d’un gilet en lainage synthétique gris, du commerce aussi. Petite journée pour le Me made May, puisqu’il n’y a que le pantalon et la culotte.

Vendredi 6 mai : Ciel bleu à l’ouverture des volets, et a priori il fera bon ! J’ai sauté dans ma Sirocco bleu nuit. Bon, en fait, j’ai tout de même enduré aussi mon cardigan Harper une bonne partie de la matinée.

Oups… comme me disait Anyssa ce matin : Tu ne t’es pas habillée depuis ce weekend ? Oups… Donc…

Samedi 7 mai : (nombreuses) Courses prévues pour le matin et samedi ensoleillé d’après MétéoFrance. J’ai repris mon pantalon chino bleu (Regular 1083.fr V4), avec ma blouse Idylle. Bref, c’était la tenue de mardi quoi. Sans la veste. Confortable, tout en pouvant affronter à peu près toutes les situations sociales qui me seraient tombées dessus sans prévenir. Genre rencontrer quelqu’un, que tu n’as pas toujours envie de voir.

Dimanche 8 mai : alors là, grosse journée de travail à la maison prévue, aucune sortie ou vie sociale… nada. J’ai sorti un vieux pantalon léger de stretching tout défraichi. Mais j’ai quand même fait l’effort de prendre un teeshirt cousu main plutôt qu’un de mes vieux teesh aussi défraichis que le pantalon. Le choix s’est porté sur mon teeshirt Badiane rouge. Et ce fut vraiment un effort Me made May. Parce que normalement, avec mon vieux pantalon, j’aurais plutôt pioché dans un de mes teeshirts Gamer ^^.

Lundi 9 mai : L’été fait donc son apparition, mais le rendez-vous chez l’esthéticienne c’est en fin de journée, on va donc éviter la petite jupette jambes nues. J’ai repris mon pantalon chino bleu, avec une une blouse toute légère, ma blouse Suùn en coton soyeux et duveteux Une de chez Stragier. Pour la fraicheur du matin, un simple gilet du commerce. Et première journée en sandales ! Vive le printemps.

Mardi 10 mai : grosse chaleur et très longue journée en perspective. J’enchaine ma plus longue journée de classe de la semaine, avec une répétition de concert, suivi d’une partie en ligne sur Lotro ! Confort nécessaire ! Quoi de mieux que ma Sirocco bordeaux à manches courtes pour être à la fois ultraconfortable et habillée chic…

Mercredi 11 mai : petit moral, pas de sortie prévue, mais du travail à la maison. Même tenue que dimanche : pantalon de stretching et teeshirt Badiane. Le vert, en jersey Lise Taylor. Et finalement, le vent est un peu frais, j’ai ajouté mon cardigan Harper.

Photo à 7h30 du mat. , sous les yeux interloqués de mon voisin, qui évidemment est venu arroser (interdit, restriction d’eau depuis hier…) pile à l’endroit où nous sommes de visu…

Jeudi 12 mai : J’avais compris que l’été s’installait, avec une journée chaude et ensoleillée. J’ai donc pensé que les manches courtes étaient une bonne idée. Avec mon tout dernier jeans, la dernière version du 201 Regular de 1083.fr, en toile stretch noire, je suis donc allée prendre mon seul chemisier manches courtes. Un chouchou, une de mes premières réalisations ; le Fit But You Know It de la très talentueuse Biquette (alias Vicomte de Boisjoly). J’adore l’association des deux, le jeans noir profond avec surpiqures bleu marine et le rouge du chemisier. Mais… j’ai eu froid ce matin ! Heureusement que j’avais attrapé à la volée un gilet léger. Je l’ai largement enduré jusqu’à midi.

Vendredi 13 mai : un peu échaudée (ou éfroidée ? 😄) par la fraiche matinée d’hier, j’ai préféré les manches longues aujourd’hui, à l’ouverture des volets, le ciel n’était pas franchement bleu. J’ai repris mon jean noir d’hier, avec ma blouse Suùn en popeline blanche à pois et pour assurer le tout, ma veste Armelia. Bon finalement, il a fait meilleur qu’hier…

Que de retard ! Je n’ai pas publié de la semaine… Ce dont je me souviens :

Samedi 14 mai au soir : j’avais des amies à diner à la maison, alors après une journée où je me suis pas mal agité, avec mon top Divertissant sur un vieux pantalon, j’ai enfilé ma combinaison Sirocco bordeaux à manches courtes. Pour le dimanche, j’ai réenfilé la même tenue que la veille, le top Divertissant gris perle (Her Little Word) et pantacourt du commerce.

Lundi 16 mai : Rien de particulier prévu. Journée printanière, mais moins chaude que ne seront annoncées les suivantes. J’ai repris ma combinaison Sirocco bleu nuit. Décidément, j’adore… J’ai tout de même eu un peu chaud en manches longues.

Mardi 17 mai : J’ai enfin sorti ma première robe d’été, avec ma chouchou, la robe Charlotte bleu nuit (Petit Patron). Un vrai plaisir :-).

Mercredi 18 mai : C’est journée travail, avec réunion à l’école le matin. Je savais que nous allions brasser beaucoup de choses puisqu’il y a du débarrassage dans l’air. J’ai donc choisi mon deuxième top Divertissant, celui qui devait servir comme toile pour réussir à faire une version qui me convienne. La toile est portable, mais ne m’a pas permis de réussir une version qui me va, j’ai donc abandonné. Bref, c’était Divertissant et pantacourt du commerce, le premier sorti de la saison.

Jeudi 19 mai : Il fait toujours aussi beau et chaud, j’ai continué avec les tenues estivales. J’ai donc sorti pour la première fois de la saison ma robe Yselda version 2, en sergé bleu canard. J’adore le modèle. Vraiment. C’est typiquement ce que j’aime sur ma silhouette. Mais, à l’usage, il me faut reconnaitre que les emmanchures ne vont pas. Elles sont beaucoup trop serrées, cela me cisaille au niveau de l’articulation sur le devant. J’ai certes pris quelques kilos, à peu près une demi-taille, mais c’est un défaut qui était préexistant…

Vendredi 20 mai : La journée s’annonce longue, très longue, avec une répétition générale de concert en soirée et une salle de concert à préparer. Il me fallait donc une tenue confortable, permettant d’affronter la chaleur prévue et ne craignant rien. J’ai jeté mon dévolu sur mon pantacourt crème (commerce) accompagné de mon chemisier Fit But You Know It rouge.

Samedi 21 mai : Ce soir, c’est le premier concert de la saison. J’avais le choix entre la Sirocco bleu nuit, manches longues, et la Sirocco bordeaux, manches courtes. Je n’ai pas de Dress Code à respecter, je ne suis pas concertiste cette saison ; en revanche, je dois remettre les fleurs et les chocolats à la fin donc tenue habillée exigée. Vu la chaleur attendue, ce sera la bordeaux à manches courtes. Et en attendant ce soir, c’est du « full fast fashion », puisque j’ai enfilé un pantacourt de sport et un teeshirt du commerce.

Deux sweats Évidence

Voilà un patron qui dormait au fond de la patronthèque ! Pas vraiment parce qu’il ne m’avait pas plu mais plutôt par agrégation de plusieurs petits points négatifs. Le sweat Évidence des Bobines Patterns, c’est un des premiers patrons que j’ai cousu, en version robe Évidence. J’avais besoin de sweats et de changer de mon Andrea habituel. Alors pourquoi pas Évidence ?

Petit retour d’expérience

J’ai relu ce que j’avais écrit à l’époque, c’était plutôt très positif. Alors pourquoi ne l’avoir jamais refait ? Et pourquoi ces impressions négatives persistantes alors qu’au contraire j’avais trouvé le patron sympa à l’époque ?

Le patron Evidence est un tee-shirt / robe en jersey avec des manches légèrement chauve-souris. Il a de jolies finitions avec des bandes de poignet et une bande ourlet pour le bas de la robe et du tee-shirt. C’est le patron parfait pour un projet rapide, efficace à porter en toutes circonstances.

Les Bobines patterns

La robe dans ma garde-robe

Une des premières raisons, c’est que j’ai été très déçue par la qualité du tissu. J’ai porté la robe une journée et elle a bouloché immédiatement. Mais vraiment, et en plus ça pochait au niveau des fesses. Jersey à 18 € / m. Bête, mais ça m’a fâchée contre la robe.

Ensuite, finalement, au porté je la trouve trop courte. Et ça, ça ne me met pas à l’aise dans mes vêtements.

Elle n’est pas assez chaude. Et pas mal décolletée au niveau du coup. Et moi, 6 mois de l’année, j’ai le coup couvert jusqu’au menton…

Le patron

LE truc négatif sur le patron, c’est aussi ce qui fait son originalité : le pull est conçu en une seule pièce devant / dos / manches. Alors, c’est sûr, c’est rapide à coudre : littéralement ça fait 2 coutures (en dehors des finitions). Mais… mais ça mange un max de tissu !

En largeur, poignet de manche à poignet de manche, ça loge pile dans du 140 cm de laize. Si vous avez un coupon moins large, c’est mort. La pièce est posée pile au centre de la laize et coupée d’un seul tenant. ça laisse des chutes importantes aux quatre angles. Pour la version robe, j’avais noté 45 x 70 cm chacune ! Là, pour le pull, ça fait des chutes de 45 x 50 cm. Et le 45 x 70 cm, ce n’est pas assez large pour y faire la bande d’ourlet de bas en plus. On y loge seulement les poignets et l’encolure. Ce qui laisse 3 grands rectangles inutilisables à la fin.

Je n’aime pas du tout ce gaspillage de tissu. Il m’avait fallu 2 m environ pour la robe. En général, je m’en tire pour moins que ça.

Nouvel essai ?

J’avais envie d’un pull différent du Andrea, mais pas envie d’acheter un patron. Dilemme. Puis petite étincelle grandissante de retenter les manches chauvesouris de Évidence. Le coupon de sweat bleu nuit déniché chez Rascol était en 175 cm de large, aucune difficulté à y loger Évidence, tout en espérant garder des chutes utilisables.

En revanche, j’ai pris un peu de poids depuis (2 kg tout pile d’après le check-up du médecin aujourd’hui). En tout cas assez pour me faire changer de taille. Je savais aussi que j’avais cintré la robe sur moi. Et de toute façon, le patron relevé était pour la robe. Donc j’ai refais le patronage du sweat en entier, cintrage inclus. Et là, ouf, on voit que c’était mes débuts (je trouvais le patron bien fait…) et que c’était surtout leurs débuts aux Bobines Patterns… Un fichier PDF par taille, avec des mentions minimalistes dessus, en noir et blanc. Bon, pas grave, je n’avais pas besoin de plus.

Modifications et ajustements

Je n’aimais pas le col d’origine. Il m’avait déjà gênée à l’époque mais je n’étais pas assez aguerrie pour modifier le patron. Je n’ai encore jamais fait ça, mais je l’ai tenté. J’ai pris la base de l’encolure de Sam, de Sophie Denys, puis j’ai modifié à l’envie.

J’ai cintré à la taille en regardant ce que j’avais fait sur la version robe. J’avais réduit de 2 cm de chaque côté.

Puis je me suis lancée sur une version bleu nuit.

Alors, un poil court aux poignets. Et un poil court en longueur, mais ça c’est de ma faute, j’ai un peu trop raccourci avant l’ourlet final. Cintrage nickel en revanche. Le col était très bien au niveau de la forme, j’ai juste creusé un peu plus l’encolure sur moi.

Mais j’aime vraiment mon sweat !

Et encore un autre…

Je l’aime vraiment, même avec ses manches un peu courtes. J’en ai refait un autre aussitôt !

Il me restait un coupon de sweat vert menthe pailleté lurex argent de mon gilet Monceau (une erreur d’achat à l’époque : un rafraichissement du panier qui ne s’est pas fait, et j’ai donc remis en panier le même métrage). Je ne savais pas quoi en faire, ça faisait 18 mois qu’il trainait. Allez hop ! autant l’utiliser non ?

J’ai pris soin cette fois de rallonger un peu les manches. Alors, pas autant que je l’aurais voulu. Je voulais 3 cm en plus, mais ma largeur de laize ne me le permettait pas. Au max, je ne pouvais ajouter que 2 cm. Ouf, c’est très bien avec les 2 cm. Oui, j’aurais pu faire des poignets de manche plus larges pour compenser, mais ça ne me disait rien.

Et je n’ai pas trop raccourci le bas cette fois-ci. Comme pour le premier, c’est une finition en ourlet simple replié pour le bas.

J’avais reporté la modification du col sur le patron, il était bien ajusté du premier coup.

Je l’aime autant que le premier !

Quelques infos pratiques

Le sweat n°1, version bleu nuit

  • Fournitures et investissement financier : 47,43 €
  • 1 coupon de 1,5 m de tissu sweat molleton bleu nuit, en coton bio ( ref. LX3202 – Rascol) à 28,75 € / m : 43,13 €
  • 1 bobine de fil 200 m Gütermann coloris 339 : 3,30 €
  • Papeterie pour refaire le patron : 1 €

  • Cout réel estimé : environ 38 €
  • 1,50 m de tissu sur seulement 135 cm de large (il reste donc une hauteur complète du coupon sur seulement 40 cm de large) → environ 34 €
  • les deux tiers de la bobine de fil et les fils de surjet → 3 €
  • Papeterie → 1 €

Le sweat n°2, vert menthe pailleté lurex argent

  • Fournitures et investissement financier : aucun (que du stock)
  • Cout réel estimé : environ 20 €
  • 1,50 cm de sweat molleton pailleté à 12,90 € / m → 19,35 €
  • Fil assorti (restant du premier projet), bobine Mondial Tissu (pas chère, 2,06 € / 100 m) et fil de surjet → 1 €

Pour le coup, il ne me reste que des chutes inutilisables de ce coupon. Je les ai donné à Anyssa pour ses petites nièces (si ça se trouve, elle va pouvoir en tirer des mini sweats).

  • Temps de confection : 2h30

De la coupe du tissu jusqu’aux finitions.

Et environ 1 heure avant le premier pour refaire le patron (assemblage pdf, ajustements et découpe).

Alors, verdict ?

Deux sweats qui me plaisent et viennent combler un léger déficit de pulls d’hiver dans ma garde-robe. Nickel !